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L'abolition proposée de la consigne sur les contenants fait des mécontents

TVA Nouvelles

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La PRESSE CANADIENNE

QUEBEC -- La demande de grandes chaînes de supermarchés d'abolir la consigne sur les cannettes d'aluminium et les bouteilles de plastique fait des mécontents.

Chez Recyc-Québec, la directrice Johanne Riverin plaide pour le statu quo, expliquant que la collecte sélective réalise de bonnes performances, mais pas autant que la consigne.

Pour sa part, Michèle Goyer, la coordonnatrice du Plan de gestion des matières résiduelles à la Ville de Québec, déplore que les grandes chaînes tentent de refiler la facture de la consigne aux municipalités et aux citoyens en aiguillant les contenants actuellement consignés aux bacs de recyclage. Elle espère même que le prix de la consigne soit augmenté.

Robert Coulombe, le vice-président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), demande quant à lui exactement le contraire des supermarchés: l'élargissement de la consigne à tous les contenants à remplissage unique.

Rappelons que les géants du détail Metro (MRU.A), Loblaw (L) et IGA (EMP.A) ont tous plaidé, mardi, devant la Commission des transports et de l'environnement, pour l'abolition de la consigne.

Les entreprises estiment que les consommateurs n'ont plus besoin d'une récompense pour récupérer ces emballages, motivés qu'ils sont à faire leur part pour l'environnement. Elles affirment que le taux global de récupération par la collecte sélective frôle maintenant celui des contenants destinés à la consigne: 67 contre 71%.

Elles ont aussi fait valoir qu'elles investissent des millions $ pour rénover leurs magasins et les rendre plus attrayants. À cet effet, elles ont déploré la présence à l'entrée des établissements de gobeuses qui salissent l'environnement et qui causent des engorgements.

Devant la Commission, l'Association des détaillants en alimentation et l'Association des restaurateurs du Québec ont aussi plaidé en faveur du retrait de la consigne.