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Duceppe monte aux barricades

TVA Nouvelles

Gilles Duceppe est monté aux barricades pour défendre les 520 travailleurs de la raffinerie Shell de l’est de Montréal, menacée de fermeture.

Le chef du Bloc Québécois a demandé jeudi au gouvernement fédéral d’intervenir pour empêcher que les installations ne ferment leurs portes. Selon lui, le nouveau ministre des Ressources naturelles, Christian Paradis, est le mieux placé pour agir dans ce dossier.

Accompagné du président du syndicat des employés de la raffinerie, Jean-Claude Rocheleau, Gilles Duceppe a affirmé que le gouvernement devrait pousser Shell à maintenir ses installations ouvertes jusqu’à ce qu’elles trouvent preneur. Il a également maintenu que le gouvernement devrait tout mettre en œuvre pour aider à trouver cet acheteur.

Pas plus tard qu’en décembre dernier, Shell affirmait avoir déniché des acquéreurs pour sa raffinerie. Or, ceux-ci se sont retirés sans plus de détails. Le temps presse, car comme l’a rappelé Jean-Claude Rocheleau, les installations se détérioreront dès que les activités cesseront.

Gilles Duceppe croit également que la fermeture augmenterait la dépendance du Québec au pétrole étranger, en plus de multiplier par 80 le nombre de pétroliers sur le fleuve Saint-Laurent.

En entrevue avec La Presse Canadienne, le ministre Christian Paradis s’est dit ouvert à rencontrer les travailleurs de la raffinerie, mais a cependant affirmé que la fermeture était une décision d’affaires, sous-entendant que le gouvernement n’avait pas à intervenir dans un tel dossier. Il a également critiqué le chef du Bloc Québécois, l’accusant de politiser la question.

De son côté, Jean Charest a dit vouloir tout faire pour empêcher la fermeture de la raffinerie. Il aurait notamment demandé à Shell de repousser la fin des activités au moins jusqu’au 1er juin, de façon à faciliter la recherche d’un acheteur.