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Un robot pour raccrocher

TVA Nouvelles

Un organisme sans but lucratif pourrait bien avoir trouvé une méthode efficace de contrer le décrochage scolaire dans les milieux défavorisés.

Depuis 2008, Fusion jeunesse jumelle des étudiants universitaires à des élèves montréalais de 12 à 17 ans dans des projets pédagogiques aux horizons variés.

À l’école Honoré-Mercier, une douzaine d’élèves disposent de six semaines pour construire un robot capable de jouer au soccer. Aidés de leur cordonnatrice, une étudiante de l’École Polytechnique à peine plus âgée qu’eux, les apprentis ingénieurs ne comptent plus leurs heures. «Ils sont ouverts d’esprit et prêts à apprendre», observe Fatou Kine Diop.

«C’est la passion qui me force à faire ça», a dit l’un des participants, des lunettes de sécurité rivées au visage. Pour un autre, la clé réside dans le plaisir à s’investir dans le projet. Et pour la première fois, quatre écoles de Montréal vont participer à une compétition de robotique

L’initiative fondée par Gabriel Bran Lopez mise sur des projets appréciés des jeunes pour favoriser leur motivation et les emmener à persévérer. Fusion jeunesse veut que les élèves deviennent partie prenante de leur réussite et qu’ils prennent conscience de leur potentiel, quel qu’il soit. «Que ça les inspire à étudier en sciences, je pense que ce n’est pas le but. Le but, c’est qu’ils soient éveillés, qu’ils aient d’autres perspectives (sur leur avenir).»

De son côté, le directeur de l’école, Bruno Charreyron, ne tarit pas d’éloges sur le projet mené à son école. Il constate que les coordonnateurs qui épaulent les jeunes peuvent servir de modèle de réussite et de persévérance. «Ils côtoient quelqu’un fréquentant l’université, soulève le directeur, et ça peut leur donner le goût d’y aller.»

Plus de vingt étudiants universitaires prendront part en 2009-2010 à des projets en sciences, en musique, en journalisme, en entrepreneuriat et en sports dans six écoles de la région de Montréal. Outre Honoré-Mercier, les établissements choisis sont: James Lyng, Pierre-Dupuy, Saint-Henri, Henri-Bourassa et Louis-Joseph-Papineau.

À Montréal, presque un élève sur trois (32,1%) a quitté l’école en 2006-2007 avant d’avoir obtenu son diplôme. Au Québec, la moyenne nationale s’établissait à 25,3% pour la même période.

(TVA Nouvelles)