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Devenir patron? Non merci!

TVA Nouvelles

Si vous avez déjà refusé de devenir patron, vous faites partie de la majorité des travailleurs qui feraient de même, si l'occasion se présentait.

Un sondage mené pour le compte de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés révèle en effet que plus de la moitié des travailleurs, soit 53 %, affirment qu'ils ne prendraient pas la place de leur patron si elle leur était offerte.

À hauteur de 62 %, les femmes sont plus nombreuses à ne pas vouloir de l'emploi de leur supérieur, alors que ce pourcentage est de 46 % chez leurs homologues masculins.

À peine le quart des travailleurs, soit 27 % affirment d'emblée qu'ils accepteraient certainement de troquer leur place avec celle de leur patron, tandis qu'un travailleur sur cinq (19 %) le ferait avec hésitation.

Pour le PDG de l'Ordre, Florent Francoeur, ces résultats ne constituent pas une bonne nouvelle. Même plus, ils constituent « une sonnette d'alarme » pour les gestionnaires.

« Le problème lié à la relève est sournois et souvent mis de côté dans plusieurs entreprises. Or, les dirigeants doivent concevoir de solides stratégies pour bien la préparer, car c'est un enjeu vital pour la survie et l'avenir des organisations », a-t-il commenté mercredi.

Parmi les raisons qui pourraient conduire les travailleurs à refuser une promotion dans leur milieu de travail, on note les heures de travail accrues (42 %), la charge de travail plus importante (14 %) et le fait d'avoir à gérer une équipe ou des ressources humaines (13 %).

Ces résultats font dire à M. Francoeur qu'il est temps de changer la culture des longues heures de travail dans certaines entreprises.

« Ce n'est pas parce qu'un employé passe plus de temps au bureau qu'il est plus performant. La performance se mesure plutôt par les résultats atteints », a-t-il souligné.

Les résultats du sondage reposent sur 1173 questionnaires complétés via Internet du 19 au 24 mars 2010 dans le cadre du sondage omnibus CROP-express. Compte tenu du caractère non probabiliste de l’échantillon web, le calcul de la marge d’erreur est impossible.

(QMI)