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Shirley Christensen rencontre l'Archidiocèse de Québec

TVA Nouvelles

Agressée sexuellement, il y a une trentaine d'années par le prêtre Paul-Henri Lachance, Shirley Christensen a finalement obtenu une rencontre avec les autorités de l'Archidiocèse de Québec.

Ce matin, Mme Christensen a rencontré deux délégués du diocèse pour revendiquer ses droits. Il a notamment été question d'une séance de médiation pour en arriver à une entente. Elle s'attend à recevoir des nouvelles de cette rencontre au cours des prochains jours.

«Je leur ai dit que je voulais que cette saga prenne fin le plus rapidement possible... Je suis épuisée, je suis en arrêt de travail, je suis en dépression présentement. Ce n'est pas facile pour moi. Ça fait trois ans que ça dure.»

Rappelons que Shirley Christensen a mené un long combat devant les tribunaux pour obtenir un dédommagement du Diocèse de Québec pour les agressions sexuelles répétées dont elle a été victime. Les tribunaux ont toujours refusé d'entendre sa cause parce que le délai de prescription de trois ans après les faits prévu par le Code civil québécois était dépassé.

Mais, à la fin-octobre, la Cour suprême a statué que la Cour supérieure devait entendre la requête de madame Christensen afin de déterminer si le délai de prescription était applicable dans son cas.

Forte de cette décision, madame Christensen a aussitôt réclamé 250 000 $ à l'Archidiocèse de Québec, qui a refusé, à la fin-novembre, se retranchant derrière le délai de prescription. L'Archidiocèse lui a cependant offert l'aide prévue dans sa politique sur les cas d'abus sexuels par des membres du clergé.