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Le bal des «freaks» de Rico The Zombie

TVA Nouvelles

Rico The Zombie avait convié les spectateurs à un grand bal lugubre mardi soir au Belmont. Véritable zombie vivant, l'homme aux mille et un tatouages et ses acolytes ont donné dans l'art extrême, plongeant les simples mortels dans un «freak show» au nom on ne peut plus évocateur : The Mad Macabre Torture Carnival.

La diseuse de mésaventures, l'homme fort dont le dos sert de cible à fléchettes, les pyromanes qui multiplient les prouesses enflammées: tous les éléments étaient réunis pour un cirque des plus décadents.

Les danseuses sexy personnelles de Lucifer se sont déhanchées entre deux numéros, burlesque de mauvais goût auquel s'est jointe une figurante défigurée. Un concours de cris sanglants et un avaleur de sabres ont également ponctué ce carnaval funèbre, qui a connu un premier sommet en matière de dépravation avec Rico The Zombie.

Dans un sketch à la Charlie Chaplin version épouvante, sur une trame musicale festive de style cabaret, ce fan de films d'horreur s'est ainsi délecté des intestins et autres organes d'une pique-niqueuse un peu trop inconsciente. Dérangeant à souhait.

Le tableau a fait grimper le facteur de dégueulasserie: un faux docteur dégoûtant s'est pointé sur scène, se cousant les lèvres en direct devant les spectateurs éberlués avant de séparer à l'aide d'un scalpel l'abdomen de sœurs siamoises.

On croyait avoir tout vu, mais suspendues à des crochets intégrés dans la peau de leurs dos, deux femmes ont littéralement volé la vedette en finale de spectacle.

Attention: zombification en cours!

D'abord «squeegee» dans les rues de Montréal, Rico The Zombie, alias Rick Genest, a par la suite fait des photos pour le magazine Dressed to Kill qui ont suscité un vif intérêt chez Nicola Formichetti, nouveau directeur créatif de la maison Mugler et de Vogue Japon. Formichetti étant également le styliste personnel de Lady Gaga, Rico The Zombie a tracé son chemin jusque dans le vidéoclip Born This Way, où il incarne le fils diabolique de la reine pop de l'heure.

Malgré ses multiples écarts sous les feux de la rampe, c'est la scène underground qu'affectionne particulièrement l'artiste visuel de 25 ans, qui multiplie les tatouages - il en possède maintenant plus de 200 - depuis l'âge de 16 ans. L'encre devrait d'ailleurs avoir envahi l'ensemble de son corps d'ici un an, achevant ainsi son processus de zombification.