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«Le Québec tourne en rond» -François Legault

TVA Nouvelles

François Legault souhaite faire avancer le Québec. Pour y arriver, il refuse toute fusion avec un parti officiel, affirme qu'il a mis la souveraineté de côté et qu'il ne souhaite pas être le «bon Jack» d'une élection future.

Fusion avec l'ADQ?

Questionné à l'émission Larocque-Lapierre sur les rapprochements entre l'ADQ et sa coalition, François Legault a indiqué qu'il était beaucoup trop tôt pour s'avancer sur toute idée de fusion, et ce, peu importe le parti.
«On en est à l'étape de définir les propositions qu'on veut défendre, pour ensuite les proposer aux différents partis politiques. Je parle avec des gens des trois partis, incluant l'ADQ et M. Deltell, on parle de contenu.»

Pourtant, nombreux sont ceux qui associent les idées adéquistes au mouvement Legault-Sirois. François Legault s'est défendu de ressembler à l'ADQ. «Il y a des changements que l'on propose, qui sont semblables. En santé, nos positions sont différentes : l'essentiel pour nous c'est que chaque Québécois ait un médecin de famille, ce n'est pas de favoriser le privé en santé.»

«Le Québec tourne en rond»

Pour le moment, François Legault souhaite défendre ses idées et considère que le Québec est dans un état d'immobilisme et tourne en rond. « Actuellement le revenu moyen des Américains est 45% plus élevé que les Québécois, on ne peut pas vivre avec ça, on a des réseaux publics qui ne fonctionnent pas, il faut faire des changements au Québec. Est-ce que Pauline Marois, Gérard Deltell et Jean Charest sont prêts à les accepter?»
Il souhaite que son plan d'action soit pris en charge par l'un des partis en place, mais jusqu'à maintenant les idées suggérées n'ont pas fait l'unanimité. «Lors de ma première sortie sur l'éducation, personne n'était d'accord avec nous. Lors de notre sortie sur la santé, les partis en place ont affirmé que ce que je propose existait déjà.»

Si sa plate-forme n'est pas entérinée par les partis en place, François Legault ne ferme pas la porte à la direction d'un nouveau parti qui proposerait ce plan, en précisant qu'il ne souhaite pas se joindre à l'ADQ, au PLQ ou au PQ. «Mon objectif absolu n'est pas d'être à la tête d'un parti.»

Sondage CROP


Si la coalition de Legault venait à fusionner avec l'ADQ, il remporterait 37% des intentions de vote, le Parti québécois en aurait 29% et le Parti libéral arriverait bon troisième avec 19%.

Confronté à ces résultats de sondage, François Legault a constaté qu'ils démontrent que les gens sont ouverts aux changements. Le cofondateur de la Coalition pour l'avenir du Québec ne voudrait pas se retrouver gagnant d'une élection parce qu'il est populaire comme un «bon Jack» en faisant allusion à Jack Layton. Il se refuse à se présenter en tant qu'individu qui n'a rien à proposer.

«Actuellement le Québec ne va pas dans la bonne direction, faut faire un virage complet. Est-ce que les Québécois sont prêts à faire ces changements-là? J'aimerais voir des sondages qui répondent aux questions de fond sur la santé ou l'éducation.»

Souveraineté

François Legault a également précisé sa position sur la souveraineté du Québec. «Si on devient un parti politique, on adoptera une position constitutionnelle, mais on n'en est pas là. »

«Il faut relancer le Québec, tous les nationalistes doivent se regrouper et faire avancer le Québec. Je ne ferai pas la promotion de la souveraineté, car je ne vois pas un support majoritaire à la souveraineté dans un avenir rapproché.»

Legault souhaite plutôt prendre un virage nationaliste, en défendant la culture, la langue, l'identité québécoise. «Je ne suis plus souverainiste, mais c'est une option qui doit être gardée. Il faut envisager soit un fédéralisme renouvelé ou la souveraineté. Ce que j'ai ressenti lors de la dernière élection, c'est que les Québécois étaient rendus ailleurs.»

Il faudra attendre au mois de décembre 2011 pour savoir si la formation de François Legault deviendra bel et bien un parti.