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Le maire Labeaume rêve d'une «cité-État»

TVA Nouvelles

La Ville de Rome tient depuis peu les rênes en matière de culture et de patrimoine, ce qui fait rêver le maire de Québec Régis Labeaume, qui profitera du prochain renouvellement du pacte fiscal avec Québec, dans deux ans, pour revendiquer à son tour le statut de «cité État».

«Le concept Rome Capitale, j'adore [...], a lancé M. Labeaume au sortir de sa rencontre avec Dino Gasperini, assesseur de la Ville de Rome et maire adjoint (deputy mayor) de l'arrondissement historique de Rome.

Nous, on est une capitale et une ville patrimoniale. Alors, j'aimerais qu'on puisse se gouverner.»

Son nouveau statut de Rome Capitale permettra à la célèbre ville, après 20 ans de négociations avec le gouvernement, de gérer ses règles d'urbanisme.

Elle a obtenu du gouvernement la gestion et les budgets de plusieurs éléments du patrimoine, en plus de se voir attribuer 50 millions d'euros par année pour réaliser différents projets.

Pour M. Labeaume, cette avancée de Rome en la matière constitue une preuve de plus qu'on assiste à un retour, dans le monde, du concept de «cité État», tel que l'avait jadis imaginé Aristote pour Athènes. Un concept où les villes se voient transférer plus de pouvoirs. «Je pense qu'on doit revenir à ça», a-t-il soutenu.

«C'est un statut que j'envie, a souligné le maire de Québec. J'aimerais que nos règles, on les gère dans notre ville, encore plus dans une ville patrimoniale. C'est ce que fait Rome dans le fond [...] Plus que ça, elle obtient en plus les budgets culturels.»

Le maire entend toutefois se montrer patient. Comme le contexte ne s'y prête pas actuellement, il attendra en 2013 pour exposer ses positions en détail.

«Le problème qu'on a, c'est qu'avec les problèmes de malversation dans les villes [...], c'est à peu près le pire moment», a-t-il dit.

Les revendications du maire Labeaume ont fait sourire le ministre des Affaire municipales, Laurent Lessard. Sans vouloir s'avancer, ce dernier affirme qu'il rencontrera sans doute le maire à son retour.