/news/homepage

«Ils ont des indices fiables»

TVA Nouvelles

Consultez la chronologie de cette affaire

La récente piste de la Sûreté du Québec et de la police de Longueuil dans l'affaire Diane Grégoire les mène à scruter une terre de près de 1000 mètres carrés (10 000 pieds carrés) à Saint-Valérien-de-Milton, en Montérégie.

Sur cette vaste terre de la ferme Schefford, une excavation minutieuse aura lieu dès jeudi. Les chercheurs creuseront jusqu'à une profondeur de 60 centimètres afin de retrouver des fragments d'os ou des accessoires qui pourraient avoir appartenu à celle qui est portée disparue depuis le 31 janvier 2008.

Selon Michel Oligny, ex-policier de la Sûreté du Québec qui compte 26 ans d'expérience, les policiers sont convaincus qu'ils trouveront des indices.

«D'après moi, si les policiers sont là, c'est qu'ils ont de bonnes informations. S'ils trouvent un os, je pense qu'ils en trouveront d'autres, a dit M. Oligny. Ils mettent le paquet, donc ils ont des indices fiables.»

M. Oligny assure aussi que le peu d'éléments de preuve qui seront récupérés lors de cette opération d'envergure permettra à l'enquête de progresser, une fois ces fragments analysés.

«S'ils trouvent un os, ils pourront conclure que la victime est morte. Sinon, ils n'auront que des hypothèses, souligne-t-il.»

Convaincu que les policiers trouveront des éléments de preuve, M. Oligny prévient qu'ils pourraient, au contraire, mener des fouilles pendant longtemps sans rien trouver.

La tâche s'annonce colossale, mais le Service de police de Longueuil se dit patient. «On n'est pas ici pour deux ou trois jours, mais bien pour plusieurs jours, plusieurs semaines et même plusieurs mois», a prévenu l'agent Gaétan Durocher, en entrevue à l'émission de Jean-Luc Mongrain.

La technologie au service de la justice

Par ailleurs, Claude Frégeau, cofondateur de Québec Secours, est d'avis que les appareils technologiques à la disposition des enquêteurs leur permettront d'optimiser leurs recherches.

«Si le corps est enterré, il existe des radars qui peuvent le détecter», de dire M. Frégeau, qui dit n'avoir jamais vu une telle opération au Québec.

D'ailleurs, M. Frégeau croit que les enquêteurs qui scrutent le terrain devront avoir une approche semblable à celles des archéologues qui mènent des fouilles.

«C'est semblable à des sites archéologiques. On parle de 10 000 pieds carrés. Ces fouilles peuvent durer des semaines. Pendant ce temps, il va pleuvoir. Ils devront donc mettre des abris pour recouvrir les endroits qu'ils fouillent.»

Dans la même catégorie