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Un acupuncteur radié

Michaël Nguyen

Accusé par son ordre professionnel d'avoir eu des relations sexuelles répétées avec des patientes, de s'être adonné à des violences physiques et psychologiques sur elles, en plus d'avoir produit des faux reçus, un acupuncteur de Longueuil a provisoirement perdu le droit de pratiquer.

Dans une plainte de l'Ordre des acupuncteurs du Québec dont le Journal a obtenu copie, pas moins de 26 actes sont reprochés à Olivier Meunier, qui pratiquait à l'époque des faits allégués dans une clinique de la Rive-Sud.

Deux patientes sont impliquées dans cette affaire. L'acupuncteur aurait eu une douzaine de relations sexuelles avec elles.

Même si elles étaient consentantes, il est allé à l'encontre de son code de déontologie, a expliqué le président de l'Ordre Raymond Bourret.

«Il n'a pas encore comparu devant le conseil de discipline, mais il a reconnu ces relations, a-t-il précisé. Sa radiation est avant tout une mesure préventive.»

Prêt et faux reçus

L'acupuncteur ne s'est pas arrêté là. Olivier Meunier s'est aussi placé en situation de conflit d'intérêts en sollicitant à l'une d'elles un prêt d'un montant qui n'a pas été révélé. Il a également accepté de celle-ci une somme de 1 000 $, en plus de sa rémunération normale.

Olivier Meunier est aussi soupçonné d'avoir «physiquement, verbalement et psychologiquement» violenté l'autre patiente.

L'Ordre lui reproche également d'avoir produit des faux reçus d'acupuncture, alors qu'il s'agissait en fait de traitements de Qi Gong, une forme de gymnastique traditionnelle chinoise.

Tolérance zéro

Raymond Bourret espère que cette affaire peu reluisante n'entachera pas la profession dans son ensemble.

«Nous n'en sommes pas fiers, mais des gens comme ça, il y en a partout», a-t-il dit avant d'ajouter que son Ordre a une «tolérance zéro» envers ce genre d'actes.

Le conseil de discipline devra trancher sur son sort le 28 novembre prochain.

Des cours de Qi Gong

Olivier Meunier ne pourra plus pratiquer l'acupuncture d'ici là, mais il pourra cependant continuer d'enseigner le Qi Gong.

Sur le site internet de l'Institut de Qigong du Québec, qu'il a fondé, il dit avoir reçu des formations tant en Chine qu'en Californie, en plus d'avoir été initié à divers arts martiaux et de détenir un majeur en Études est-asiatiques à l'Université de Montréal.

M. Meunier n'a pas rappelé le Journal.