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Vague de contestation en régions

TVA Nouvelles

Le projet de forcer les infirmières et infirmiers à suivre une formation universitaire fait des vagues parmi la profession, particulièrement dans les régions.

En conférence de presse jeudi matin, le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ) - qui représente notamment les infirmières du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec - a fustigé la proposition adoptée en ce sens, lundi, par l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ).

L'organisation syndicale accuse l'OIIQ d'être «déconnectée de la réalité», car les recommandations émises, soutient-elle, ne tiennent pas compte du contexte dans lequel la profession d'infirmier est pratiquée dans les régions éloignées, à savoir l'absence d'établissements universitaires dans certaines régions, l'attraction et la rétention de jeunes professionnels en région qui s'avèrent très difficiles, mais surtout la pénurie de personnel.

Les infirmières, débordées sur le terrain, tiennent le réseau à bout de bras depuis très longtemps, déplore Nathalie Savard, présidente du SIISNEQ.

«J'aurais goût de leur dire (à l'OIIQ): Peut-être que vous devriez venir avec nous une semaine. On va le faire le tour ensemble. (...) Quand il manque des infirmières, on ne se préoccupe plus du diplôme qu'il a. On cherche des ressources pour donner des soins à des patients.»

L'OIIQ fera dans les prochains mois les représentations requises auprès du gouvernement du Québec afin que le droit de pratique soit obtenu à la fin de la formation universitaire, tout en prenant en considération des mesures de transition pour les infirmières en poste actuellement. Le SIISNEQ entend faire valoir ses revendications lors de ces consultations.