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Manifestation contre les usines à chiots

Ian Gauthier

Une vingtaine de personnes ont manifesté, samedi, devant les bureaux montréalais de Jean Charest, afin que le nouveau projet de loi sur la sécurité et le bien-être des chats et des chiens contienne un quota sur le nombre d'animaux que peut héberger un chenil.

«Tant et aussi longtemps qu'il n'y aura pas de quota, les usines à chiots vont continuer», a lancé Chantal Rondeau, de Québec Animaux, qui a organisé la manifestation en collaboration avec l'organisme Unis pour la protection des animaux au Québec.

«On sait qu'il y a des chenils de 500 chiens et parce qu'ils ont des enclos bien propres, ils roulent encore, a-t-elle déploré. Il y a de la surpopulation animale au Québec.»

«Comment quelqu'un peut avoir un enclos de 380 chiens et bien s'en occuper? On se pose la question», a ajouté Mme Rondeau.

Celle-ci voit toutefois d'un bon œil la récente initiative du ministre de l'Agriculture, Pierre Corbeil : «C'est un pas dans la bonne direction, ça va vraiment aider sur certaines choses. Par contre, il y a 500 000 animaux abandonnés au Québec. Si les gens continuent à faire des chiots sans arrêt, ça va toujours continuer. On veut que les gens adoptent dans les refuges ou la SPCA. Il y a plein de races là. Il ne faut pas aller dans les élevages de 386 chiens.»

Accompagnés de quelques chiens, pancartes à la main, les manifestants ont occupé le trottoir en milieu de journée sur l'avenue McGill College, près de la rue Sherbrooke.

 

Importante opération de stérilisation de chiots

Samedi, le centre vétérinaire DMV a coordonné les activités de stérilisation des 500 chiots qui avaient été saisis dans un chenil insalubre dans la région de Gatineau en septembre dernier. Les vaccins de base ont aussi été administrés aux bêtes et on les a micropucées avant de les remettre à leurs nouvelles familles d'adoption respectives.

La Dre Caroline De Jaham, la présidente d'Anima-Québec et la directrice générale du centre vétérinaire DMV était en entrevue à LCN samedi soir pour expliquer l'importance de stériliser les animaux de compagnie. Présentement, le Québec vit une surpopulation animalière qui force plusieurs euthanasies des animaux qui ne sont pas adoptés ou abandonnés. La traçabilité par micropuce est donc tout aussi importante.

Cette vétérinaire de plusieurs années d'expérience voit d'un très bon oeil la récente annonce du projet de loi 51, déposé par le ministre de l'Agriculture, Pierre Corbeil, un peu plus tôt cette semaine, qui prévoit imposer des règles strictes aux chenils.