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Dans la mire de la police depuis le début

TVA Nouvelles

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«Compte tenu que M. Laplante n'a jamais voulu collaborer à l'enquête, qu'il avait refusé le test de polygraphie, les policiers ont toujours gardé cet individu-là comme étant un suspect important.»

Richard Dupuis, expert en enquêtes policières à TVA Nouvelles, résume ainsi succinctement comment Paul Laplante s'est rapidement retrouvé dans la mire de la police peu de temps après la disparition de sa conjointe Diane Grégoire, le 31 janvier 2008.

Et l'étau s'est resserré autour de l'homme de 54 ans, le 21 novembre dernier, lorsque les ossements de Mme Grégoire ont été découverts dans un boisé de Coteau-du-Lac près de Salaberry-de-Valleyfield en Montérégie.

«Dans ce genre de crime-là, comme policier, comme enquêteur, on fait toujours la petite spirale. On va très très près de la victime et normalement, je vous dirais qu'on découvre les personnes qui sont impliquées. Si ce n'est pas le cas, on parlera d'un tueur psychopathe, d'un tueur en série, et on élargira de beaucoup cette spirale-là», ajoute l'ancien commandant des crimes majeurs au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Arrêté par la SQ

Le suspect Paul Laplante, conjoint de la quinquagénaire et père de leurs deux enfants d'âge adulte, a été arrêté mardi matin à Saint-Hyacinthe en Montérégie par les policiers de l'Escouade des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec (SQ).

Richard Dupuis explique que vu la médiatisation entourant le meurtre de Diane Grégoire, «l'acte d'accusation n'est pas public pour le moment afin d'éviter toutes les fuites médiatiques».

«Il ne faut pas oublier que M. Laplante est présumé innocent jusqu'à preuve du contraire, même s'il a été arrêté, il ne faut pas crucifier l'individu avant qu'il ait été reconnu coupable», insiste Richard Dupuis.

Enquêteurs chevronnés

Paul Laplante peut, comme le fait savoir l'ancien policier, se borner à garder le silence ou donner sa version des faits aux enquêteurs de la SQ lors de son interrogatoire qui sera filmé dans les bureaux de l'état-major de la police provinciale. Ce sont des enquêteurs chevronnés qui interrogeront le présumé meurtrier.

«Il y a toute une préparation préalable. La Sûreté du Québec a des experts habitués à faire ce genre d'interrogatoire qui a été préparé, j'en suis persuadé, avec l'aide de psychologues pendant au moins deux semaines. Ils savent à qui ils ont affaire et connaissent les exigences de la loi pour ne pas entacher ce dossier-là.»

Paul Laplante comparaîtra mercredi au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.

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