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Coïncidences troublantes

Daniel Renaud

Voyez le fil des évènements dans ce dossier.

Des faits et gestes posés par Paul Laplante et Diane Grégoire, avant et après la disparition de la femme de 51 ans, suscitent bien des interrogations alors que l'homme devrait être accusé du meurtre de sa conjointe aujourd'hui.

Selon diverses sources, peu de temps avant la disparition de Diane Grégoire, Paul Laplante se serait rendu dans la succursale de la CIBC de Saint-Hyacinthe où travaillait sa femme pour avoir accès aux comptes de celle-ci mais il aurait essuyé un refus des employés.

Quelques jours après sa disparition, Paul Laplante serait retourné à la banque avec une procuration qui aurait été signée de la main de Diane Grégoire et qui lui aurait permis, cette fois-ci, d'avoir accès aux comptes de banque de la disparue.

Toujours selon les mêmes sources, depuis le début de cette affaire il y a quatre ans, Paul Laplante aurait eu quelques copines. Au moins l'une d'entre elles aurait signé le même genre de procuration, nous a-t-on dit.

Le Journal de Montréal a rejoint au téléphone l'une des femmes chez qui Paul Laplante a habité durant un certain temps mais celle-ci s'est refusée à tout commentaire.

Spectateur assidu

En 2007, Paul Laplante a été un spectateur assidu du très couru procès du meurtrier Ghyslain Dion, nous ont confirmé plusieurs sources, de même que des employés et habitués du palais de justice de Saint-Hyacinthe où le procès a eu lieu.

Dion était accusé d'avoir tué son ex-conjointe, Julie Croteau. Le corps de l'infirmière de 32 ans avait été découvert dans le coffre arrière de sa propre voiture à Saint-Hyacinthe en octobre 2005.

Dion a été condamné à la prison à vie sans être admissible à une libération conditionnelle avant 25 ans en décembre 2007.

Paul Laplante a suivi pratiquement tout le procès de Dion, un homme qu'il connaissait et qui venait de la même ville que lui près de Saint-Hyacinthe.

Questions troublantes

Le Journal a également appris que c'est parce que Paul Laplante avait posé des questions à l'employé d'une porcherie de Saint-Valérien-de-Milton, dans les mois qui ont précédé la disparition de sa femme, que la police a effectué des recherches sur cette ferme porcine plus tôt cet automne.

Paul Laplante aurait notamment posé à l'employé des questions sur le fonctionnement et l'achalandage de l'incinérateur de la porcherie.

Enfin, à peine quelques mois après la disparition de sa femme, Paul Laplante aurait tenté de vendre des vêtements appartenant à Diane Grégoire avant de finalement les donner.

Il aurait également vendu plusieurs antiquités amassées au fil des années par sa femme et le père de celle-ci, nous ont confié des membres de la famille de Mme Grégoire, sous le couvert de l'anonymat.

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