/news/homepage

Jean-Guy Dagenais nommé sénateur

TVA Nouvelles

Stephen Harper a annoncé son intention de nommer au Sénat, l'ex-président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec et candidat conservateur défait lors de la dernière élection fédérale, Jean-Guy Dagenais.

Il sera nommé sous peu, une fois l'achat d'un terrain dans le comté sénatorial québécois de Victoria complété. Comme le veut la Constitution, les sénateurs québécois doivent résider au Québec.

«Il sera nommé au Sénat. C'est sans équivoque», a-t-on fait savoir au bureau du premier ministre Harper.

Jean-Guy Dagenais était candidat conservateur dans la circonscription de Saint-Hyacinthe-Bagot et tentait de déloger la candidate bloquiste, Ève-Mary Thai Thi La. Il a terminé troisième avec 16% des votes. 

M. Dagenais a été vivement critiqué pour sa volte-face concernant le registre des armes d'épaule. Lorsqu'il était président de l'Association des policiers du Québec, il militait pour le maintien du registre. Lorsqu'il a lancé sa campagne électorale, il a déclaré vouloir l'abolition du registre.

«Je n'ai pas changé d'idée. Vous savez, quand vous êtes président d'une association, vous avez une responsabilité de porter le flambeau que votre association vous demande de porter», avait-il dit en, tentant de défendre sa nouvelles position.

Jean-Guy Dagenais a travaillé comme policier de 1972 à 2011 à la Sûreté du Québec. Il a ensuite été nommé président de l'Association des policières et policiers provinciaux du Québec en 2004.

Autres nominations

Sept autres nominations ont été annoncées à Ottawa, dont un autre Québécois, Ghislain Maltais. JoAnne Buth, Norman Doyle, la Dre Asha Seth, Betty Unger et Vernon White ont également été nommés au Sénat.

Les deux hommes rejoignent ainsi au Sénat d'autres candidats conservateurs défaits le 2 mai 2011, dont Josée Verner et Larry Smith.

M. Harper compte sur ces nominations pour «soutenir les initiatives prises par le gouvernement pour rendre le Sénat plus démocratique» en limitant la durée du mandat des sénateurs et encourageant les provinces à tenir des élections pour choisir des candidats au Sénat.

Jean-Guy Dagenais et Ghislain Maltais occuperont des sièges au Québec. JoAnne Buth occupera un siège laissé vacant au Manitoba, Norman Doyle, représentera Terre-Neuve-et-Labrador, Dre Asha Seth et Vernon White représenteront l'Ontario et Betty Unger, occupera un siège en Alberta.

Ghislain Maltais a été député libéral de la circonscription de Saguenay à l'Assemblée nationale du Québec de 1983 à 1994. M. Maltais a été consultant pour le Parti conservateur du Canada et directeur du Parti conservateur au Québec à partir de 2009.

M. Doyle a été député de St. John's East pendant 12 ans et a été whip du Parti progressiste-conservateur, président du caucus national du Parti progressiste-conservateur et président du caucus national du Parti conservateur du Canada.

JoAnne L. Buth est présidente du Conseil canadien du canola.

Norman Doyle a été élu à la Chambre d'assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador de 1979 à 1993 et a été ministre responsable de plusieurs portefeuilles.

Norman Doyle (Photo: Agence QMI)

La Dre Asha Seth est obstétricienne-gynécologue en médecine familiale, à Toronto. Dre Seth a reçu le prix du Conseil du Collège des médecins et chirurgiens de l'Ontario en 2010.

Betty Unger, infirmière, a fondé Medico Mobile Ltd., une entreprise de services infirmiers qu'elle a dirigée pendant 25 ans. Mme Unger avait tenté sa chance à titre de candidate de l'Alliance canadienne dans Edmonton-Ouest, mais elle avait été battue. En 2004, elle était arrivée deuxième lors d'élections sénatoriales en Alberta.

Vernon Darryl White a été assermenté comme chef du service de police d'Ottawa en mai 2007. Il a également dirigé le service de police régional de Durham, en Ontario, après 20 ans au sein de la Gendarmerie royale du Canada. Il est présentement candidat au programme de doctorat en leadership policier à l'Australian Graduate School of Policing.

Vern White(Photo: Agence QMI)

Majorité au Sénat

Avec 61 sièges contre 41 pour les libéraux, les conservateurs auront une majorité imposante au Sénat qui compte 105 sièges. Il y a un sénateur du Parti progressiste-conservateur et deux indépendants.

Pour le critique néo-démocrate Alexandre Boulerice, les conservateurs ont commencé l'année 2012 comme ils ont terminé l'année 2011, en « récompensant les copains ». Selon lui, ces nominations antidémocratiques de candidats conservateurs défaits sont la « démonstration que les conservateurs se servent de l'État pour distribuer des cadeaux ».