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L'hypnose pour calmer l'anxiété chez les jeunes

Cindy Royer

Une nouvelle technique fait son apparition dans les écoles de la province: l'hypnose.

Toutefois, la technique n'a rien à voir avec ce qu'on peut voir à la télévision avec le fascinateur Messmer par exemple.

En milieu scolaire, l'hypnose s'apparente davantage à une grande détente guidée d'une durée d'une dizaine de minutes. La pratique a pour but de réduire l'anxiété auprès des jeunes et d'augmenter leur concentration.

À peine une dizaine des quelque 700 psychologues scolaires utilisent l'hypnose dans leurs interventions. À l'école secondaire Georges-Vanier de Montréal, Rémi Côté est l'un de ceux-là.

«On répète à l'étudiant que tout va bien, on lui donne, avec des techniques d'induction, un libellé savamment travaillé de techniques hypnotiques ... La personne est très relaxe, très détendue, car elle a complètement oublié ses petits problèmes quotidiens», affirme-t-il.

Selon le psychologue, le jeune à ce moment est plus réceptif, et l'intervenant en profite par exemple, pour revenir sur des épisodes de violence dont un jeune a été victime ou sur ses difficultés d'adaptation.

Ce qui démontre selon lui que l'hypnose a sa place à l'école puisqu'elle augmente la réceptivité des jeunes.

Quant aux principaux intéressés, ils admettent avoir une plus grande concentration au fil des rencontres. «Dans la vie de tous les jours quand j'ai un problème, je prends le temps de m'arrêter et le temps de me reposer et après ça je passe au problème», soutient Francis Lafond, 16 ans.

«Si j'arrête c'est sûr que je vais redevenir stressé, alors, j'ai besoin de ça» dit pour sa part George Nti Williams lui aussi âgé de 16 ans.