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Les Montréalais stressés par l'alimentation

Étienne Laberge

Une étude menée par la firme Varium révèle que de plus en plus de Montréalais sont anxieux à l'idée de mal se nourrir, et cette tendance toucherait davantage les femmes scolarisées.

Entre 2004 et 2011, c'est la troisième fois que la firme-conseil en marketing social mesure ce qu'elle appelle «l'indice de stress alimentaire lié au risque». Une donnée qui est passée de 2,81 à 3,52.

«C'est immense, a expliqué François Houde, président de Varium. Les habitudes alimentaires évoluent à un rythme précipité afin de répondre à la norme sociale du "bien manger" véhiculée partout dans les médias.»
Cette année, ce sont 300 adultes qui ont répondu au sondage.

Et parmi les personnes les plus influençables selon le docteur, les femmes scolarisées sont en tête de liste. Cela s'explique en partie par leur passé, selon lui.

«La femme est encore responsable de l'alimentation de la famille en 2011, donc elle porte le poids du "bien manger" de ses enfants sur ses épaules. Ça fait d'elle une personne plus sensible au stress alimentaire», a relaté François Houde.

À l'inverse, le jeune homme moins instruit se soucie moins de bien manger.

Craindre le sel

Suivant les résultats du sondage on constate qu'avec le temps, de plus en plus de gens craignent les aliments à forte teneur en sel ainsi que les hormones et antibiotiques dans la viande.

En contrepartie, la peur des gras trans affiche un net recul depuis 2007.

Outre les craintes et les peurs liées à la consommation d'un aliment, l'étude s'est aussi attardée à déterminer quels aliments bons pour la santé attiraient le plus les consommateurs.

C'est ainsi que les omégas trois, les fibres alimentaires, le calcium, les probiotiques, la vitamine C et le potassium ont tous gagné en popularité.