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Le Québec et l'Alberta font copain-copain

Régys Caron

Le Québec et l'Alberta s'engagent dans la négociation d'un accord de coopération sur les questions économiques, environnementales et culturelles.

Le premier ministre du Québec et son acolyte albertaine Alison Redford ont annoncé leur intention au terme d'un entretien de près de 90 minutes tenu mercredi au bureau de M. Charest.

Les ministres responsables des domaines ciblés dans les deux provinces seront mandatés sous peu pour négocier cette entente cadre.

Les deux premiers ministres veulent accroître les échanges interprovinciaux en matière d'énergie sans avoir recours au gouvernement fédéral.

Québec n'a pas eu besoin d'Ottawa pour inaugurer, il y a trois ans, une ligne de transport d'électricité de 1200 megawatts pour vendre son électricité à l'Ontario, a signalé M. Charest. D'autres accords du genre sont souhaités.

Bien que le Québec et l'Alberta présentent des bilans environnementaux fort différents, les deux premiers ministres souhaitent partager les efforts de recherche notamment sur la captation du CO2, un domaine où l'Alberta est particulièrement active.

«C'est une technologie qu'il faudra maîtriser pour atteindre les cibles de réduction de gaz à effet de serre d'ici 2050, a signalé M. Charest. Nous voulons coopérer.»

Le français dans l'Ouest

En matière culturelle, Alison Redford s'est montrée déterminée à mieux desservir la communauté francophone de l'Alberta.

«La province que je représente compte une communauté francophone de plus en plus importante provenant du Québec et d'ailleurs dans le monde, a déclaré Mme Redford. Notre gouvernement a l'intention de construire des partenariats culturels dans le but de mieux desservir notre population francophone.»

Transferts fédéraux

Les deux premiers ministres ont de nouveau rendez-vous à Victoria en début de semaine prochaine, où ils rencontreront leurs homologues des huit autres provinces canadiennes sous l'égide du Conseil de la fédération, une création de M. Charest. La négociation d'une nouvelle entente sur les transferts fédéraux est à l'ordre du jour et Jean Charest souhaite convaincre les provinces de forcer le gouvernement Harper à négocier plutôt que de chercher à imposer sa volonté.

Le ministre fédéral des Finances James Flaherty a annoncé, en décembre, que le gouvernement Harper entendait réduire l'indexation des paiements de transfert fédéraux à compter de 2016-2017. Jean Charest veut s'assurer qu'Ottawa ne se limite pas à indexer que les transferts en santé pour réduire ceux de la péréquation et des programmes sociaux.

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