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La CAQ recule, le PQ et le PLQ remontent

Geneviève Lajoie

Ne manquez pas la suite de ce sondage, lundi, afin de connaître qui ferait le meilleur premier ministre

Pour la première fois depuis son entrée dans l'arène politique, la Coalition Avenir Québec (CAQ) recule dans les intentions de vote, alors que le Parti québécois et le Parti libéral gagnent du terrain.

Officiellement sur la glace depuis novembre, M. Legault est désormais l'homme à battre. Pour la première fois depuis un an, il perd des plumes auprès des électeurs québécois, passant de 37 à 33% dans les intentions de vote, révèle un sondage de l'Agence QMI réalisé par la firme Léger Marketing.

(Crédit photo: TVA Nouvelles)

«Non seulement la CAQ perd des points, mais en même temps, son vote est extrêmement fragile, constate le président de Léger Marketing, Jean-Marc Léger. La majorité des gens qui votent pour la Coalition disent qu'ils peuvent encore changer d'idée.»

Jean Charest et Pauline Marois reprennent tous deux du galon, ce qui fait dire aux sondeurs qu'une véritable lutte à trois se dessine en vue des prochaines élections.

(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Québec-Montréal

La rivalité Québec-Montréal semble prendre forme dans les intentions de vote des Québécois. François Legault s'empare de la région de Québec, fief adéquiste. À Montréal, les libéraux dominent, notamment à cause de ses appuis chez les électeurs anglophones et les immigrants.

À l'extérieur de ces deux villes, c'est une lutte à deux entre la CAQ et le PQ. Les troupes de François Legault n'ont que 2% d'avance sur celles de Pauline Marois.

Charest n'a pas dit son dernier mot

En hausse de cinq points de pourcentage dans les intentions de vote, le premier ministre démontre qu'il est toujours un adversaire coriace et qu'il ne sera pas facile à déloger.

«La nouvelle, c'est qu'il ne faut pas prendre pour acquis que Jean Charest va perdre les élections, il est encore là», illustre M. Léger.

(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Enfin une lueur d'espoir pour Pauline Marois. Après avoir atteint les bas-fonds il y a trois mois, le Parti québécois récolte le quart des intentions de vote. Il grimpe à 31% dans l'électorat francophone, là où se font et se défont les gouvernements. À l'inverse, le PLQ de Jean Charest n'obtient que 17% d'appuis chez les Québécois francophones.

Le coup de sonde révèle que la majorité des électeurs désertent le PQ parce qu'ils considèrent que la souveraineté du Québec n'est plus un enjeu important. La performance de la chef n'est qu'au troisième rang des raisons invoquées par ceux qui boudent le PQ.

Le sondage a été réalisé par internet auprès de 1001 personnes du 11 au 12 janvier. Il comporte une marge d'erreur de plus ou moins 3,1% dans 19 cas sur 20.

Les Québécois inquiets

Inquiets pour leur avenir, les Québécois veulent du changement: trois Québécois sur quatre estiment que ça va mal dans la Belle Province et que le Québec est dû pour un grand bouleversement, révèle le sondage. Seulement 15% des électeurs voient l'avenir du Québec d'un bon oeil.

(Crédit photo: TVA Nouvelles)

«Un désir de changement à 74%, moi ça fait 25 ans que je fais mon métier, la seule fois où le niveau de changement était aussi élevé, c'est au référendum de 1995. Il y a une volonté de changement extrêmement forte au Québec actuellement», explique le président de Léger Marketing, Jean-Marc Léger.

Les Québécois souhaitent «donner une leçon aux vieux partis que sont les libéraux et le Parti québécois», illustre le coup de sonde effectué du 11 au 12 janvier.

Comme l'a fait le Nouveau Parti démocratique (NPD) aux dernières élections générales fédérales du 2 mai 2011, la Coalition Avenir Québec (CAQ) profite de ce désir de changement.

Ainsi, pour pas moins de 40% des partisans de François Legault et de ses coalisés, un vote pour la CAQ c'est un vote de contestation à l'égard des autres partis politiques.

«Il y a du travail pour François Legault, c'est loin d'être acquis qu'il va gagner les prochaines élections. C'est un vote de réaction», constate M. Léger.