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Dominic Champagne, Margie Gillis et Yvon Deschamps salués

Marie-Josée Roy

Le regroupement des Artistes pour la paix (APLP) a décerné à Dominic Champagne le titre d'Artiste pour la paix 2011 et remis un prix hommage à Margie Gillis et Yvon Deschamps, lors d'une cérémonie tenue mardi matin, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, à Montréal.

Actif depuis 1988, le mouvement des APLP, composé de créateurs issus de tous les horizons culturels, se réunit deux fois par année pour dresser une liste de noms d'artistes qui, par leurs actions et leurs messages, méritent de recevoir la distinction et le titre d'Artiste pour la paix.

Au fil des ans, des personnalités comme Daniel Lavoie, Andrée Lachapelle, Richard Séguin, Chloé Sainte-Marie, Luc Picard et Pascale Montpetit ont ainsi été honorées.

Photo: Agence QMI

Pour 2011, l'organisation a jugé que le metteur en scène Dominic Champagne, qui a fait de la lutte à l'exploration et à l'exploitation des gaz de schiste son cheval de bataille, était digne de reprendre le flambeau.

Quant à Margie Gillis et Yvon Deschamps, on a souhaité souligner l'ensemble de leur œuvre, la première pour ses réalisations en tant que danseuse et chorégraphe, et le second pour sa prolifique carrière d'humoriste et ses engagements sociaux.

 

Manifestation artistique

 

Le trio a été célébré au cours d'une sobre présentation artistique. Accueillie par Izabella Marengo, membre de la troupe de danse Alizée, Margie Gillis a évoqué dans son discours de remerciement la nécessité de s'épauler au quotidien.

«Je partage la croyance que les êtres humains sont compatissants de nature, a posément expliqué la dame. Nous avons le devoir de rêver de la paix tous les jours. Il nous appartient, à tous, d'incarner cette sagesse et cette compassion. Soyons droits et justes.»

Photo: Agence QMI

Accompagné de ses enfants et de ses petits-enfants, Yvon Deschamps a vu, en guise de coup de chapeau, son épouse, Judi Richards, lui interpréter une pièce écrite spécialement pour lui, Jamais trop loin.

«En ce 14 février, M. Deschamps... Je t'aime!», a lancé l'amoureuse, sourire aux lèvres, en regardant son conjoint droit dans les yeux. Si celui-ci, fidèle à lui-même, s'est montré badin en recevant son témoignage, il a néanmoins exprimé sa timidité de façon plus éloquente en entrevue, pendant le vin d'honneur servi après le spectacle.

«C'est bien difficile, ces affaires-là, a-t-il dit. Mais il paraît - c'est Gilles Vigneault qui m'a dit ça - qu'il faut l'accepter. Ce serait impoli, malvenu, de ne pas laisser le plaisir aux gens de nous dire qu'ils nous aiment. Un artiste pour la paix, selon moi, travaille pour l'harmonie, le bien-être et la paix sociale.»

C'est finalement aux acrobates Camille et Tristan, deux têtes d'affiche de la troupe Les 7 doigts de la main qu'est revenue la tâche de saluer, en danse, en musique et en prouesses variées, les initiatives de Dominic Champagne. Tout de suite après le numéro, celui-ci a profité de la tribune qui lui était offerte pour dénoncer à nouveau l'industrie des gaz de schiste et inviter le public à un grand rassemblement environnemental, qui se tiendra au centre-ville de Montréal le 22 avril prochain.