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Trois villes, trois manifestations

TVA Nouvelles

Des dizaines de personnes se sont réunies à Montréal, Québec et Sherbrooke, samedi, pour défendre la cause du meilleur ami de l'homme.

Ces rassemblements organisés par le groupe Québec animaux avaient pour but de réclamer une réglementation plus sévère en ce qui concerne les usines à chiots.

 «Si vous allez en animalerie voir un beau petit chien, ok, il est beau, le petit chien, mais vous savez pas de quoi ont l'air sa mère et son père, parce que sa mère et son père, ils font pitié» explique Isabelle Verret, une des organisatrices de la manifestation.

Ce que dénoncent également les manifestants, c'est l'absence de quotas et de mesures plus strictes pour les éleveurs.

En décembre dernier, le ministre Pierre Corbeil a déposé le projet de loi 51 visant à enrayer les usines à chiots. La nouvelle loi permet toutefois à un éleveur de garder plus de 300 chiens en sa possession en autant que ses cages soient conformes à la règlementation en vigueur et que les animaux puissent avoir accès à de l'eau et à de la nourriture.

«Comment peut-on élever 500, 600, même 300 chiens, même 200, 100 chiens? C'est impossible» ajoute Mme Verret.

Québec entend aussi hausser les amendes pour les contrevenants à travers sa nouvelle loi, mais c'est loin d'être suffisant selon Québec animaux.

«Dans toutes les autres provinces, c'est interdit. On est la seule ou il y a vraiment de l'abus là-dessus. En Ontario, les lois sont beaucoup plus sévères, les amendes sont beaucoup plus salées, et il y a même des peines d'emprisonnement» affirme Isabelle Verret.

L'organisme espère pouvoir ajouter du mordant au projet de loi, faute de quoi d'autres rassemblements sont à prévoir. Le groupe entend aussi déposer une pétition à l'Assemblée nationale.

Québec prévoit mener des consultations publiques à la fin mai, avant l'adoption du projet de loi en juin.