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Des fonctionnaires dorlotés

Rémi Nadeau

EXCLUSIF Agence QMI — Revenu Québec ne lésine pas pour prendre soin de ses fonctionnaires. L'agence injecte près de 3 millions de dollars dans des formations personnalisées afin de favoriser leur bonne nutrition et leurs saines habitudes de vie, a appris le Journal.

En 2009, Revenu Québec a accordé un contrat de 2,8 millions de dollars sur cinq ans au Groupe Pro-santé, afin de créer un programme de promotion de la santé pour ses quelque 11 400 fonctionnaires.

Ainsi, plus de 4000 d'entre eux ont bénéficié depuis, sur une base volontaire, de cours sur la nutrition, l'activité physique, la gestion du stress et la santé globale.

Le programme offre non seulement des activités de formation et de sensibilisation, mais aussi des rapports personnalisés sur les habitudes de vie des participants et même un coaching téléphonique systématique.

Bien manger

La formation sur la nutrition vise à donner aux employés «des moyens de s'alimenter sainement au quotidien en tenant compte des nouvelles tendances alimentaires et des contraintes de la vie moderne».

Un autre thème prévoit des moyens pour intégrer l'activité physique au quotidien.

Tout ça principalement afin de diminuer les absences pour cause de maladie, mais aussi pour qu'une carrière à l'agence devienne plus alléchante, reconnaît le chef des relations publiques, Stéphane Dion.

«Ça nous permet de nous positionner comme employeur de choix, d'avoir un pouvoir d'attraction et de fidélisation de nos employés», a-t-il expliqué au Journal.

Des résultats

L'agence gouvernementale soutient que son programme a déjà donné des résultats positifs.

En 2007-2008, la moyenne de jours de congé maladie par employé actif était de 13,9, et elle a diminué à 11,4 en 2011-2012.

L'agence estime qu'il y a encore place à amélioration puisque l'an dernier, les fonctionnaires ont cumulé 142 882 jours de congé maladie.

«Revenu Québec affiche un taux d'absentéisme considérable, alors on s'est doté d'un plan pour agir positivement sur la santé du personnel, et c'est très intéressant comme résultat», a défendu Stéphane Dion.

L'agence a pris la décision de déployer un tel programme en se basant sur une étude menée par la firme spécialisée Watson Wyatt.

«Ça dit que pour chaque dollar que l'on investit dans un programme, ça peut nous rapporter jusqu'à trois dollars, après trois ans», a ajouté le porte-parole, qui ne croit pas que l'initiative sera remise en question.

«Il est fort probable que ce sera prolongé», a-t-il dit.