/news/homepage

Les Québécois pour la médiation, faute de mieux

Marie-Ève Cimon

Les Québécois sont partagés lorsqu'on leur demande si la médiation permettrait de résoudre le conflit étudiant, révèle un sondage Léger Marketing.

Selon cette étude réalisée pour le compte de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), 47% de la population, soit près de la moitié, croit que la médiation est une avenue à favoriser pour mettre fin à la crise. Cependant, 42% se dit davantage pessimiste et pense le contraire.


(TVA Nouvelles)

Le scepticisme est grand à l'égard de cette solution proposée une nouvelle fois lundi par la FECQ, mais plus des deux tiers de la population (71%) estiment tout de même que le gouvernement devrait accepter la demande de médiation formulée par les étudiants. À l'opposé, 25% des Québécois sont en désaccord avec cette possibilité.

(TVA Nouvelles)

La FECQ a proposé, ce lundi, la création d'un conseil de médiation sur lequel se retrouveraient un médiateur nommé par le gouvernement et un autre choisi par les organisations étudiantes. Un troisième médiateur serait sélectionné par les deux parties.

Échec des négociations

En entrevue sur les ondes de LCN, la présidente de la FECQ , Éliane Laberge, a admis que la population semble mitigée sur la question de la médiation.

«Après trois négociations qui ont échoué et quatre mois de conflit, c'est un peu normal que les gens se demandent comment on va arriver à bout, comment on va trouver une solution», explique-t-elle.

Éliane Laberge estime néanmoins que la médiation peut fonctionner là où les négociations traditionnelles ont échoué. «Face à des médiateurs qui sont des professionnels neutres, on a beaucoup plus de chance de réussir», ajoute-t-elle.

Loi 78

La suite du sondage permet enfin de constater que la population demeure principalement en défaveur de la loi 78 et juge que son adoption a alimenté le conflit plutôt que de favoriser la recherche de solution. Par ailleurs, une majorité de Québécois estime que cette loi porte atteinte à leurs droits et libertés.

Ce sondage a été mené auprès de 504 personnes en provenance de toutes les régions du Québec, le 18 juin, et sa marge d'erreur est de plus ou moins 4,3% dans 19 cas sur 20.