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Une nouvelle chaire d'1M $ à l'Université Laval

TVA Nouvelles

Une nouvelle chaire de recherche sur la sécurité et la violence dans le milieu scolaire a été inaugurée, ce matin, par l'Université Laval. 

Le gouvernement du Québec y investira un million de dollars, échelonné sur une période de cinq ans.

Dirigée par Claire Beaumont, professeure et chercheure à la Faculté des sciences de l'Éducation, la chaire a pour but de stimuler la recherche et de contribuer au développement de nouvelles connaissances pour prévenir, réduire et gérer la violence en milieu éducatif.

«Ce qui est vraiment important, c'est de considérer ceux qui le vivent à répétition, qui souffrent, qui sont démunis, qui savent pas quoi faire. Ceux qui savent que s'ils retournent à l'école le lendemain, ça va encore arriver. Alors c'est vraiment ces élèves-là qu'il faut cibler et qu'il faut dépister pour leur venir en aide», explique Claire Beaumont.

 Rosalie Poulin est étudiante au doctorat en psychopédagogie à l'Université Laval. Ayant travaillé elle-même dans le milieu scolaire, elle s'insurge de voir la façon dont les élèves se traitent entre eux.

«C'est des petites choses. On appelle ça des micros-violence. C'est vraiment le cas. Des batailles, ça n'arrive pas tous les jours. Il y en a, mais ce n'est pas le lot quotidien. Par contre, de la violence verbale, se traiter de "fif" aller-retour, ça oui. Rejeter des jeunes pour telle ou telle raison, ça c'est fréquent. Donc, c'est beaucoup psychologique, social et verbal.»

Phénomène constant?

Comme aucune statistique n'est en mesure de démontrer s'il existe des périodes plus fortes dans l'année en matière d'intimidation et de violence, la chaire compte dresser un portrait provincial de ce fléau. 

«D'après moi c'est assez constant. Il y a pendant l'année, par exemple, des moments où c'est un peu plus intense et c'est là qu'il faut répondre très rapidement. Parce que les gens qui sont victimes de ça, c'est sur des périodes habituellement assez courtes. Il faut y répondre à ce moment-là. Il faut pas attendre», estime le recteur de l'Université Laval, Denis Brière.

Les travaux devraient débuter à l'automne 2012.