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Les Atikamekw préparent un projet d'entente

TVA Nouvelles

Les membres de la Nation atikamekw se sont réunis à Wemotaci, samedi afin de faire le point sur la crise forestière en Haute-Mauricie et préparer un projet d'entente qui doit être soumis au gouvernement lundi. La réunion devait prendre fin dimanche.

Vendredi, les Atikamekw d'Opitciwan ont levé leur barrage situé au km 30 et au km 61 sur le chemin d'accès reliant Opitciwan et la 167 au Lac-Saint-Jean, jusqu'à minuit, le lundi 9 juillet au soir.

Depuis le 25 juin dernier, les Atikamekw, qui revendiquent des droits territoriaux sur les coupes de bois, ont bloqué à quelques reprises les opérations forestières sur leur territoire ancestral appelé le Nitaskinan, d'une envergure de plus de 67 000 kilomètres carrés, qui recouvre notamment une partie des régions de la Mauricie et de Lanaudière.

Pour le chef de la communauté d'Opitciwan, Christian Awashish, la rencontre de samedi entre les divers conseils de bande doit permettre d'établir une position commune dans les revendications des Atikamekw que reflétera le projet d'entente.

«C'est l'ensemble des enjeux reliés aux ressources naturelles dont on veut débattre», a indiqué le chef Awashish dans une entrevue téléphonique avec l'Agence QMI, samedi.

Ces communautés autochtones demandent notamment l'établissement d'une formule de cogestion du territoire, l'accès aux ressources naturelles du Nitaskinan et des redevances sur la gestion de ces ressources.

Une entente finale sur l'ensemble des enjeux au cœur de la crise forestière pourrait être conclue dans quelques semaines.

Régler les barrages

La question des barrages sera également débattue en cours de journée. «Le gouvernement nous a dit qu'il n'y aurait pas de négociations si la paix sociale est rompue», a précisé M. Awashish.

Toutefois, si aucune entente n'est conclue - ou du moins si aucun engagement jugé satisfaisant de la part du gouvernement n'ait pris - lundi, les blocus reprendront dès mardi prochain, peut-on lire dans un communiqué publié par les Atikamekw.

Le règlement de ce dossier profiterait à toute la région, les travailleurs tout autant que les compagnies forestières et les trois communautés atikamekw (Manawan, Wemotaci et Opitciwan). «Il a été démontré que toutes les grandes ententes entre des nations autochtones et les gouvernements ont résulté en une croissance économique cinq fois supérieure de ces régions», précise le communiqué.

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