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François Legault essuie les critiques

TVA Nouvelles

Les médias sociaux numériques sont les nouvelles armes du marketing politique moderne, de Facebook à Twitter en passant par YouTube. Le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, apprend les rudiments de Twitter à la dure ces jours-ci.

M. Legault a publié un tweet, mercredi, qui a suscité une vive polémique lors d'un échange avec d'autres internautes sur la proposition de la CAQ d'augmenter le salaire des enseignants. L'ex-péquiste a expliqué la faible proportion d'enseignants masculins en s'appuyant sur l'hypothèse du salaire.

«Les filles attachent moins d'importance au salaire que les garçons», a-t-il gazouillé. Le commentaire a rapidement suscité un torrent de critiques, plusieurs internautes jugeant «sexiste», «mysogyne» ou encore «réductrice» la prise de position du chef caquiste.

En entrevue sur les ondes de LCN Matin, M. Legault s'est défendu en affirmant que son argumentaire «est totalement factuel». Le chef caquiste estime également que les restrictions de la plateforme Twitter limitent la profondeur des commentaires et des analyses.

«Avec 140 caractères, cela permet à des gens qui ont déjà leur idée de fait sur la CAQ, de m'attaquer en interprétant mes propos», croit-il.

En dopant le salaire des enseignants, M. Legault pense attirer davantage de garçons qui boudent la profession, faute de conditions attrayantes. «Les garçons attachent plus d'importance que les filles au salaire, cela explique pourquoi des garçons vont devenir ingénieur plutôt qu'enseignant», laisse-t-il savoir.

Le tweet de François Legault. (Twitter)

À propos de sa présence hyperactive sur la plateforme Twitter, M. Legault révèle consacrer jusqu'à deux heures par jour au dialogue avec les internautes: «Il y a un contact direct avec la population. J'aime bien débattre avec les gens.»

Contrairement à plusieurs chefs de parti, dont les tweets sont l'œuvre de conseillers politiques, le chef de la CAQ jure qu'il rédige lui-même ses commentaires. Et cela, même s'il connaît «les risques de dérapages» inhérents à ce type d'exercice.

Interrogé sur le déclenchement possible d'élections durant la période estivale, M. Legault reproche à Jean Charest de «faire passer les intérêts de son parti avant ceux des Québécois». Selon lui, le Parti libéral craint les révélations explosives qui pourraient surgir à la commission Charbonneau. Le premier ministre souhaiterait donc des élections avant le 17 septembre, date de la reprise des travaux de la Commission.