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Briser les tabous de la démence

TVA Nouvelles

Diane Ross, 62 ans, est atteinte de démence. Une maladie pour laquelle il n'existe aucun médicament et qui la conduira malheureusement vers la mort. C'est dans le but de briser les tabous qu'elle a décidé de parler ouvertement de sa maladie.

Elle a appris il y a deux ans qu'elle est atteinte de démence frontotemporale, une maladie incurable qui touche environ cinq personnes sur 100 000.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Diane se préparait à la retraite quand elle a reçu le diagnostic de son neuropsychologue.

«De façon générale, on parle de 10 ans, mais ça peut être foudroyant. La personne que j'étais a commencé à mourir», raconte-t-elle.

Elle a écrit le livre «Des ombres dans la tête» dans le but de faire connaître la maladie. Elle y raconte ses peurs, ses angoisses.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

«C'est beaucoup plus pour mon environnement et pour les gens que j'aime que ça me fait peur», ajoute Diane.

Souvent les personnes atteintes de cette démence sont diagnostiquées tardivement avant d'être placées en institution. Leur comportement n'est plus le même et, à première vue, elles ne semblent pas malades.

«Surtout au début, les gens sont très gênés des "folies" qu'ils font, explique le neuropsychologue Denis Godbout, ça risque très fortement de dégénérer et de devoir aller dans un endroit où on va prendre soin d'elle, une institution.»

Diane est reconnaissante de recevoir l'aide du centre de réadaptation Lucie-Bruneau et de la société Alzheimer.
Elle a choisi de vivre jusqu'à la fin, pour son mari atteint de cancer, pour sa famille et ses petits-enfants qu'elle aurait tant aimé voir grandir.

«J'essaie de vivre au jour le jour. Demain, ce sera autre chose parce que de toute façon demain je serai quelqu'un d'autre», conclut-elle.