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Une 12e victime à Québec

TVA Nouvelles

Un douzième décès lié à la maladie du légionnaire est survenu dans la région de Québec ce lundi. Carole Leclerc, une femme de 68 ans résidant le quartier Limoilou, a succombé à la maladie quelques semaines après l'avoir contractée.

La dame avait été hospitalisée le 28 août dernier à l'hôpital St-François-D'Assise, puis plongée dans un coma artificiel, pour «préserver ce qui lui reste de santé».

La fille de la victime, Brigitte Arbour, a dû prendre la difficile décision de débrancher l'appareil qui tenait en vie sa mère.

«C'est dur d'enlever la vie à la mère qui a donné la vie à toi. », a-t-elle admis, la voix remplie d'émotion.

Brigitte Arbour a bien l'intention de se battre et de faire partie du recours collectif qui pourrait être intenté.

«Il y a comme quelqu'un qui a assassiné ma mère, et je ne suis pas d'accord avec tout ça. C'est sûr que je vais être dans le recours collectif. Ce n'est pas la dernière fois que vous allez me voir. Je vais me battre jusqu'au bout pour ma mère», a-t-elle assuré.

Des propos du maire qui font réagir

Le 2 septembre dernier, la fille de la victime avait contacté TVA Nouvelles pour exprimer sa frustration face aux propos tenus par Régis Labeaume.

«Il faut être malade pour mourir de la légionellose, il faut avoir beaucoup fumé et prendre un petit verre à l'occasion», avait déclaré Régis Labeaume l'émission Salut, Bonjour! week-end.

«Il a porté un jugement et ce n'est pas correct» avait répliqué Mme Arbour, scandalisée par les propos de son maire.

Le décès de sa mère a été confirmé par la Direction régionale de la santé publique (DRSP). Il s'agit de la 12e personne à mourir de la maladie du légionnaire depuis la mi-juillet dans la région de Québec.

Situation sous contrôle

La situation est toujours qualifiée sous contrôle. Le bilan de l'éclosion de légionellose est donc toujours de 176 cas de légionellose, dont 12 décès. Aucun nouveau cas n'a été dénombré depuis vendredi dernier. En ce qui concerne les autres sources potentielles de contamination, la Direction régionale de la santé publique poursuit ses prélèvements d'échantillons lorsqu'elle le juge pertinent. Toutefois, la DRSP continue de croire que la source de contamination a été contrôlée depuis le nettoyage complet des tours de refroidissement dans la zone ciblé.