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Un enfant attaqué par des loups?

Jean-François Guillet

Un jeune garçon de huit ans a frôlé la mort quand deux canidés l'ont attaqué et gravement blessé après que les bêtes se soient échappées de leur enclos, à Sainte-Brigide-d'Iberville, le 28 août.

La mère de la victime prétend que ce sont des loups, tandis que le propriétaire des bêtes affirme qu'il s'agit de bergers tchécoslovaques. Une enquête est en cours pour élucider les circonstances entourant ce drame.

(Crédit photo: Facebook)

L'incident est survenu vers 15h quand le jeune Dimitrios Ravinis et sa mère Vanina Provost ont suivi Stéphane Mireault, le propriétaire des animaux, qui allait les nourrir.

Mme Provost était sur place avec son fils pour son travail dans le domaine des cosmétiques avec Christine Flamand, la conjointe de M. Mireault. La cage des deux canidés étant accessible par l'intérieur d'un bâtiment adjacent, Mme Provost et son fils attendaient à une vingtaine de mètres pour regarder les bêtes de loin.

L'enclos possède deux portes, mais M. Mireault aurait oublié de refermer la première avant d'ouvrir la seconde. Les bêtes de forte stature se seraient ruées en moins de deux vers le jeune Dimitrios.

Panique

C'est la femelle qui, la première, a attaqué le garçon, le blessant de ses crocs à la tête et aux bras. Paniquée, la mère a empoigné son fils pour le tirer de là, mais le mâle, beaucoup plus imposant, s'est mis de la partie.

«Je courais avec mon fils sous le bras. J'étais certaine que les loups allaient nous dévorer. Mon fils hurlait de douleur quand le mâle lui a agrippé la jambe. J'ai dû me battre pour le sauver. C'était un vrai cauchemar», a-t-elle raconté.

Mme Provost a ajouté que M. Mireault a dû maîtriser le mâle en lui assénant des coups de 2 X 4, tellement il était enragé.

(Crédit photo: Gracieuseté Vanina Provost)

Le jeune garçon a été transporté en ambulance à Cowansville où il a été traité pour de multiples blessures au crâne, aux bras et à la jambe. Le lendemain, Mme Provost a dû se rendre à l'hôpital de Montréal pour enfants, car l'état de son fils s'est aggravé. L'infection dans sa jambe droite était telle, que l'amputation a été envisagée. Les médecins ont toutefois réussi à contenir l'empoisonnement.

Enquête

Cindy Fournier, une amie de longue date de Mme Flamand, était sur place le jour du drame. Elle affirme hors de tout doute qu'il s'agit bien de loups.

«Je suis maître-chien et je connais Mme Flamand depuis plus de 13 ans. Garder des loups, c'est illégal. Elle a réussi à avoir de faux papiers de son vétérinaire pour que ses loups passent pour des bergers tchécoslovaques. Elle vend d'ailleurs les petits à près de 2500 $ chacun sur le marché noir», a fait valoir Mme Fournier.

Comme il s'agit d'un incident impliquant des animaux, une enquête menée par le ministère de la Faune, la Sûreté du Québec et le MAPAQ est en cours.

Carl Girard, contrôleur animal à la Société protectrice des animaux (SPA) des Cantons-de-l'Est, a travaillé dans le dossier. Selon lui, seul un prélèvement sanguin pourrait permettre de déterminer s'il s'agit de loups ou de chiens. Pour l'instant, un constat d'infraction pour nuisance a été donné par la municipalité de Sainte-Brigide-d'Iberville. L'amende pourrait aller de 100$ à 1000$.

Le propriétaire des animaux a refusé de donner ses commentaires lorsqu'il a été questionné.