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Mme «post-it» est rétrogradée

Geneviève Lajoie

À peine nommée, Chantal Landry - alias «Madame Post-It» - est rétrogradée par Pauline Marois.

Celle qui exerçait jusqu'à tout récemment la fonction de directrice de cabinet adjointe auprès de Jean Charest conservera toutefois son salaire de cadre de la fonction publique.

La nomination de Mme Landry avait vite suscité la controverse. Inconnue du grand public jusqu'à son apparition à la commission Bastarache, elle avait été identifiée comme étant celle qui indiquait l'allégeance politique des candidats à la magistrature sur des «post-it».

Nommée sous-ministre adjointe au ministère de la Santé au cours du dernier conseil des ministres libéral mercredi, Mme Landry sera finalement envoyée à l'Agence de santé du Bas-Saint-Laurent par le nouveau gouvernement péquiste, où elle réalisera des mandats spéciaux. Elle conservera tout de même son salaire de sous-ministre adjointe - entre 115 000 et 130 000$ - annuellement.

Autre nomination ayant fait des vagues: celle de la chef de cabinet de Jean Charest, Isabelle Jean. Nommée sous-ministre adjointe aux Finances plus tôt cette semaine, Mme Jean héritera plutôt du poste de chargée de projet en communications à Loto-Québec.

Tradition

Jeudi, la Coalition avenir Québec est montée aux barricades pour dénoncer ces nominations.

Lors des changements de gouvernement, il est de tradition que la nouvelle équipe laisse au premier ministre sortant la possibilité de procéder à quelques nominations partisanes.

Les péquistes ont toutefois fait savoir jeudi que Mme Marois avait été surprise d'apprendre que Chantal Landry serait envoyée au ministère de la Santé. Ce n'est pas ce qui avait été convenu, selon l'entourage de la nouvelle première ministre.

De son côté, le Secrétariat aux emplois supérieurs du ministère du Conseil exécutif a précisé par voie de communiqué, vendredi, que ces fonctions sont attribuées «en vertu d'une convention de prêt de personnel».

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