/regional/montreal/montreal

Un mode de scrutin qui ne fait pas l'unanimité

TVA Nouvelles

Les Montréalais connaîtront l'identité de leur futur maire le 16 novembre, a appris TVA Nouvelles, mercredi.

Selon ce qu'a expliqué le greffier Yves Saindon aux trois formations politiques siégeant à l'hôtel de ville de Montréal, une assemblée du conseil aura lieu vendredi de la semaine prochaine. Les élus se réuniront alors pour procéder à un vote secret afin de choisir le nouveau maire.

«Les candidats auront à se présenter et auront 20 minutes pour prendre la parole au conseil. Ce sera une assemblée publique que les citoyens pourront suivre», a précisé la chef de l'opposition, Louise Harel.

D'ici là, Me Saindon déposera un avis de vacance qui officialisera la démission de Gérald Tremblay au poste de maire de la Ville, lundi.

Les personnes intéressées à soumettre leur candidature à la succession de Gérald Tremblay pourront le faire entre mardi et jeudi prochains, soit du 13 au 15 novembre. Les dépôts seront acceptés jusqu'à 16h30 le 15.


Succession de Gérald Tremblay: prochaines étapes (Crédit: TVA Nouvelles)

Remplaçants potentiels

Qui pourrait alors remplacer Gérald Tremblay? Les noms de Michael Applebaum, Richard Deschamps et Alan DeSousa circulaient, alors qu'Union Montréal tenait un caucus extraordinaire mercredi matin.

«Ce matin, il n'y a aucune décision à prendre. Il s'agit juste d'expliquer à notre caucus les procédures des prochaines journées», a précisé la mairesse suppléante, Jane Cowell Poitras.

Union Montréal pourrait se prononcer sur son choix d'ici demain, ce qui constitue une première étape.

«Il faut dire que ce sont tous de très bon candidats. On va discuter entre nous en caucus, et je suis sûr qu'on va tous sortir, à la fin du processus, tous ensemble et réunis pour choisir le nouveau maire de Montréal», a indiqué le président du comité exécutif, Michael Applebaum.

«Ce qui nous importe, c'est d'avoir un maire au-dessus de la mêlée qui est capable de bâtir des ponts et d'agir de façon non partisane avec les élus, et de rétablir la confiance avec la population», a pour sa part déclaré Mme Harel, de Vision Montréal.

Déception chez Projet Montréal

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a déploré le mode scrutin choisi pour élire ce maire par intérim.

«Nous sommes déçus que le vote pour le maire par intérim en soit un à majorité simple, plutôt qu'un vote à majorité absolue, qui comporterait plusieurs tours et qui assurerait que le maire par intérim reçoive l'appui de plus de 50% des élus du conseil de ville», a dit M. Bergeron par communiqué.

«Nous souhaitons également que le prochain comité exécutif, qui aura à accompagner le maire intérimaire durant la prochaine année, en soit un collégial, qui comporterait des membres de chaque formation politique présente au conseil de ville», a ajouté le chef de Projet Montréal.

Les prochaines élections municipales générales se tiendront en novembre 2013.

Dans la même catégorie