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Les économistes québécois en faveur de mesures minceurs

TVA Nouvelles

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Les économistes du Québec croient que le gouvernement Marois doit éviter une détérioration plus prononcée du déficit budgétaire et présenter plutôt des «régimes minceurs», afin d'améliorer rapidement les finances publiques.

Selon un sondage mené par l'Association des économistes québécois (AEQ), 69% des économistes sont en faveur que l'État commence à élaborer des «régimes minceurs» et sensibilisent les citoyens à leurs impacts.

Jean-Michel Cousineau, président du Comité des politiques publiques de l'AEQ, interprète le résultat à l'effet que «les économistes souhaitent vivement que le gouvernement procède à un contrôle rigoureux et orchestré de ses dépenses».

Un peu plus du quart des économistes consultés par Léger Marketing, soit 27%, estiment toutefois que le gouvernement doit attendre une amélioration du rythme de croissance de l'économie pour mettre en place des mesures d'austérité.

À hauteur de 68%, les économistes sont d'avis que la situation économique du Québec va demeurer stable au cours de six prochains mois. Moins du quart d'entre eux, soit 23%, croient que la situation économique va plutôt se détériorer.

Par ailleurs, près de la moitié des répondants au sondage (48%) croit que la création de la Banque de développement économique n'aurait qu'un impact «nul» ou «négligeable» sur le développement des entreprises québécoises.

Toutefois, un économiste sur cinq pense que la création d'une telle institution aurait un effet «important» ou «très important».

Sur un tout autre plan, soit celui d'un accord commercial entre le Canada et l'Europe, les économistes ne s'entendent pas quant aux bienfaits d'une telle entente.

Si 39% des répondants opinent qu'un tel accord serait bénéfique pour le Québec, près de trois économistes sur dix (29%) expriment leurs inquiétudes quant au maintient des protections culturelles, sociales et environnementales. À cet égard, ils croient que des mesures de sauvegarde devraient être prévues.

Quatorze pour cent des économistes sont d'avis que ces risques sont «importants» et que la population doit en être informée avant les accords ne soient conclus.

Le sondage a été conduit par courriel du 6 au 22 novembre auprès de 170 membres de l'Association des économistes québécois. La marge d'erreur est de 6,5%. La plupart des réponses ont été fournies avant le dépôt du budget, le 20 novembre.