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Les citoyens du Vieux-Québec n'en veulent plus

TVA Nouvelles

L'édition 2013 sera-t-elle la dernière du Red Bull Crashed Ice à Québec?

Le dernier contrat, de trois ans, entre la Ville de Québec et Red Bull prend fin cette année et, après huit ans, le Comité des citoyens du Vieux-Québec croit qu'il serait préférable qu'il ne soit pas renouvelé.

La raison? Le Red Bull Crashed Ice cause beaucoup trop d'inconvénients pour ce qu'il rapporte à Québec, dit Louis Germain, président du comité.

«La clientèle qui regarde le Red Bull à la télévision, je ne crois pas que c'est celle où on récolte le plus de tourisme par la suite. Le Pro Tour cycliste est beaucoup meilleur.»

Le parcours du Red Bull Crashed Ice s'étire de la Place d'armes, près du Château Frontenac, à la Place de Paris, en passant par la côte de la Montagne et la Place Royale. Or depuis le début de sa construction jusqu'à la fin de son démantèlement, il s'écoule environ cinq semaines au cours desquelles les gens qui circulent dans le Vieux-Québec doivent composer avec la structure du parcours et les limitations qu'il impose à la la circulation.

Un tronçon du parcours du Red Bull Crashed Ice (archives TVA Nouvelles)

Après huit années, dont sept avec le parcours actuel, le Comité des citoyens du Vieux-Québec croit que la Ville devrait laisser tomber le Red Bull Crashed Ice. Louis Germain partage l'objectif de l'administration Labeaume de faire la promotion touristique de Québec mais il croit qu'il faut maintenant regarder ailleurs.

«Je pense qu'on devrait prendre quelque chose qui dure moins longtemps, qui dérange moins les résidants, les commerçants -parce qu'ils ne profitent pas tous du Red Bull, loin de là- et les travailleurs du Vieux-Québec. Et puis, qu'on continue de faire la promotion de Québec sur le plan touristique, mais de la bonne façon : plus pour aller chercher des touristes que pour aller chercher des visiteurs.»

(TVA Nouvelles)

Rencontre en janvier

Le maire de Québec, Régis Labeaume, doit rencontrer les gens de Red Bull ce mois-ci pour discuter, justement, du retour de l'événement.

Son attaché de presse, Paul-Christian Nolin, précise que le maire continue de croire à la pertinence de l'événement et qu'il souhaite signer une entente à long terme avec ses organisateurs.