/finance/finance

55 emplois en jeu à La Presse

TVA Nouvelles

Confrontée à des revenus publicitaires en baisse, la direction de Gesca, propriétaire du quotidien La Presse, a proposé à son syndicat de la distribution le départ de 55 employés.

Une demande à cet effet a été formulée par écrit et présentée aux membres du syndicat de la distribution lors d'une assemblée tenue mardi, a confirmé la vice-présidente, Communications de La Presse, Caroline Jamet.

«C'est une proposition de règlement qui vise à mettre à niveau notre réseau de distribution», a-t-elle expliqué.

Qualifiée de «farfelue» par certains membres, l'offre a été rejetée à l'unanimité.

Si elle avait été acceptée, elle aurait eu pour effet de réduire de moitié l'effectif à temps plein de l'unité de distribution de La Presse, qui compte environ 150 personnes.

Le programme de départs soumis par la direction était assorti d'indemnités pour les employés concernés, mais moindres que celles offertes lors de la première vague de coupures survenue en 2009.

Selon une source s'étant confiée à Argent, le but de la direction était moins d'obtenir l'accord du syndicat que de donner le ton aux négociations en vue du renouvellement de la convention collective qui vient à échéance à la fin 2013.

Déjà, la direction de Gesca a demandé par lettre le départ de 35 distributeurs à l'échéance de la convention, a admis Mme Jamet.

«On sait qu'ils veulent couper, mais là ils veulent aller encore plus vite», a dit la source.

Le départ des distributeurs ne va pas de soi, dans la mesure où une incapacité de s'entendre avec eux pourrait provoquer un conflit de travail avec l'ensemble des syndicats de «La Presse», y compris celui des journalistes, qui sont réunis dans une intersyndicale.

Une salle de rédaction «fantôme»

Parallèlement, la direction aménage en ce moment une deuxième salle de rédaction dans des bureaux situés au 5600, rue Hochelaga, dans l'est de Montréal.

Les plans de la direction comporteraient l'aménagement de 200 postes de travail.

Mme Jamet nie toutefois catégoriquement que cette salle vise à permettre à La Presse de continuer d'opérer en cas de conflit de travail.

«Le local nous permet de continuer de publier si jamais il y a un sinistre ou une inondation, c'est un centre de repli comme en ont beaucoup d'autres entreprises», a-t-elle dit.