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Les diplômés de plus en plus recherchés

TVA Nouvelles

Denise Proulx
Argent

Les établissements d'enseignement ont manqué de diplômés dans 41 programmes donnés au secondaire, au collégial et à l'université, pour répondre aux besoins du marché du travail en 2012.

Ce sont principalement les secteurs reliés aux métiers culinaires, des soins de la santé et du génie qui connaissent une importante pénurie de diplômés indique le 5e rapport de recherche sur les Carrières d'avenir, réalisé par le magazine Jobboom.

Par exemple, dans le seul secteur du génie des technologies de l'information et des communications, offert par l'École de technologie supérieure (ETS), les 44 finissants ont pu consulter 500 offres d'emploi et 78% d'entre eux ont décroché une promesse d'embauche.

Quant aux 10 diplômés du secteur des sciences et technologies des aliments de l'université Laval, ils ont reçu 206 offres d'emploi en 2012. À lui seul, le secteur des mines planifie créer 18 000 emplois d'ici 2021.

En formation professionnelle, le nombre d'inscriptions en soudage-montage a chuté de plus de 30% en 15 ans, passant de 1 308 inscriptions en 1998 à 900 en 2012. Le secteur de l'usinage a aussi vu chuter de moitié ses inscriptions durant la même période. Les entreprises ont dû, en conséquence, recruter 65 soudeurs-machinistes à l'étranger.

« Il faut un meilleur arrimage entre la formation et le marché de l'emploi. Il est essentiel d'offrir un meilleur encadrement du processus d'orientation des jeunes », a mentionné Patricia Richard, directrice générale de l'information de Jobboom, lors du lancement du Guide 2013 sur les carrières d'avenir.

Plusieurs métiers souffrent de perceptions négatives, d'idées préconçues ou carrément de méconnaissance de l'évolution des conditions de travail.

« Nous avons tous une responsabilité pour valoriser la formation professionnelle et technique. C'est notre devoir de parents, d'amis, de professionnels de bien les informer et de les encourager à trouver un métier qui les passionne », a renchéri Josée Bouchard, la présidente des commissions scolaires du Québec.

Des secteurs populaires et payants

Si certains secteurs de formation sont boudés par les étudiants, d'autres gardent une cote de popularité que ne se dément pas depuis déjà 10 ans. Ce sont principalement les secteurs de l'actuariat, de l'adaptation scolaire, de l'architecture et des archives médicales, pour ne nommer que les plus recherchées des 29 stars de la formation.

Par exemple, des formations de courte durée, comme celle de la conduite de grues, obtenu à la suite d'une formation professionnelle d'une durée de 870 heures, offre un emploi assuré et une excellente perspective salariale d'environ 1 600 $ par semaine.

Les formations d'acupuncture, d'audiologie, de sage-femme, d'enseignant au secondaire sont aussi très demandées et les diplômés sont assurés de travailler avec de bons revenus s'échelonnant entre 800 $ et 1 000 $ par semaine. Enfin, il faudra surveiller une hausse de demande de diplômés dans les secteurs de l'environnement, du tourisme, du commerce et de l'aérospatiale.

Stratégies de motivation

Des institutions scolaires prennent divers moyens pour attirer les jeunes dans des formations sous-estimées. À l'ETS, la participation à des concours internationaux a fait ses preuves.

« Nous avons créé des clubs scientifiques qui sont des moyens de transférer l'intérêt des étudiants dans des projets qui les occupent durant leurs temps libres. C'est une stratégie particulièrement efficace pour maintenir la persévérance scolaire dans la première année », a mentionné Pierre Rivet, directeur de l'enseignement coopératif.