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Hydro-Québec : 21 milliards de kWh de surplus énergétiques

TVA Nouvelles

(Photo: Agence QMI)

Charles Lecavalier
Agence QMI

Les surplus énergétiques d'Hydro-Québec coûteront 1,5 milliard $ aux Québécois et sont causés par la politique de développement industriel de l'ancien gouvernement libéral, selon le PDG d'Hydro-Québec.

Selon Thierry Vandal, les surplus de la société d'État représentent 21 milliards de kWh entre 2013 et 2020. Ils sont directement causés par l'achat d'énergie biomasse, éolienne et par des mini-centrales hydroélectriques, le tout adopté par des décrets ministériels «qui n'avaient rien à voir avec la planification des besoins d'Hydro-Québec», a dit le PDG d'Hydro-Québec.

«Les approvisionnements [en énergie] contractés par décret gouvernemental après 2008 représentent 24 milliards de kilowattheures», a ajouté M. Vandal lors d'un point de presse improvisé en marge de l'étude des crédits du ministère des Ressources naturelles.

Thierry Vandal a précisé que ce calcul tenait compte de l'annulation des projets de mini-centrales hydroélectriques, «une bonne décision mise de l'avant la semaine dernière».

Après «les grands achats de blocs éoliens» de la fin des années 90 et l'entente avec Trans-Canada Energy (TCE) pour une centrale au gaz naturel, Hydro-Québec «n'avait plus aucun besoin» énergétique, a affirmé M. Vandal. Rappelons que TCE reçoit près de 200 millions $ par année de fonds publics pour ne pas produire d'électricité, car Hydro-Québec n'en a pas besoin.

Le calcul d'Hydro-Québec est simple. Comme la société d'État est liée par contrat, elle doit acheter l'énergie contractée à 10 cents le kWh. L'énergie produite par Hydro-Québec a un coût de 3 cents le kWh. Elle assume une perte sèche avec TCE et exporte l'énergie de ses grands barrages. «Ça fait environ 1,5 milliard $ qui sera absorbé au cours des sept prochaines années par notre société», a expliqué M. Vandal.

Les libéraux dénoncent cette vision essentiellement économique du rôle d'Hydro-Québec et déplorent l'abandon des projets de mini-centrales par la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

«Allez parler aux Gaspésiens de l'éolien. Ils vont vous dire que, sans l'éolien, eux autres, ils ont des problèmes d'économie, de survie, d'occupation du territoire. Et ça, ça fait partie de la macrodécision», a expliqué le libéral Pierre Paradis, porte-parole en matière d'énergie.