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«On n'aura pas une approche sauvage», dit le ministre Hébert

Geneviève Lajoie

Les salons de bronzage qui offriront des services aux mineurs seront tolérés encore «quelques mois».

«Il y a une période tampon, je pense que c'est normal, je pense qu'il faut laisser aux salons de bronzage le temps de pouvoir appliquer cette politique, a soutenu jeudi le ministre de la Santé, Réjean Hébert. On n'aura pas une approche sauvage.»

Une enquête du Journal de Québec révèle que plusieurs commerces continuent d'accepter des clients de moins de 18 ans. Le gouvernement Marois a pourtant décidé de devancer l'application de la loi interdisant l'accès des cabines de bronzage aux mineurs, qui est entrée en vigueur lundi.

Le ministre Hébert estime qu'une période «d'éducation» est requise avant d'appliquer des sanctions. Les inspecteurs de la santé publique feront ainsi une tournée des salons de bronzage au cours des prochains mois pour rappeler les nouvelles règles et la politique d'affichage aux commerçants.

«Après cette période d'éducation, les inspecteurs vont faire leur travail et rappeler à l'ordre et sanctionner les salons de bronzage qui ne se seront pas conformés à la loi, a assuré le ministre de la Santé. Dans un premier temps c'est un rappel à l'ordre, ensuite ça sera des sanctions.»

Prévue initialement pour le mois de juin, l'entrée en vigueur de la loi a été devancée au 11 février par le Parti québécois. Désormais, toute publicité sur le bronzage artificiel visant des mineurs est interdite.

Le Québec est la troisième province à avoir légiféré en ce sens après la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique.