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Climat pourri à la police de Lévis

TVA Nouvelles

Les relations de travail s'enveniment à nouveau au service de police de la Ville de Lévis.

La mairesse Danielle Roy-Marinelli et le chef de police, Yves Charette, ont dénoncé ce matin des «manoeuvres d'intimidation» du syndicat. On parle d'affichage de messages fort peu élogieux à l'endroit du directeur Charette, qu'on qualifie notamment d'«hypocrite», de «traître» et d'«échangeable».

«Celle la plus violente, où on voit trois tètes coupées avec la mention: les trois derniers directeurs, NEXT! (...) Je suis capable d'en prendre mais je trouve ça déplorable qu'on s'attaque à des individus, à des personnes, dans un tel contexte. Je trouve ça absolument inapproprié. je ne vois pas ce que ça ajoute au débat», s'indigne le directeur.

(TVA Nouvelles)

La Ville, qui n'entend pas en rester là, a demandé une enquête interne.

«Et, nous, on va aller jusqu'au bout. C'est certain qu'on ne peut pas laisser passer ce genre de choses-là. On a plusieurs négociations collectives et ce n'est pas vrai qu'on va laisser ce genre d'intimidation-là être fait», d'avertir la mairesse Roy-Marinelli.

Le président syndicat des policiers, Marc Allard, répond à cela que les affiches sont une façon humoristique de dénoncer le comportement du chef, qu'il blâme notament pour le mauvais climat de travail

«- Une affiche de même, ça veut tout simplement dire qu'on a un directeur qui veut couper dans la convention avec une scie à chaîne.
- Celle-là (têtes coupées) vous en dites quoi?
- Ça veut dire qu'à date, on a eu de la misère à avoir un directeur qui est venu travailler avec nous, pour nous autres.»

(affiche :Courtoisie)

Sondage à l'appui, le syndicat soutient que 97% des policiers de Lévis qualifient de malsain le climat le travail dans leur service. Plus des deux tiers disent ne pas faire confiance à leur directeur rien pour aider à des négociations déjà très difficiles.

«J'ai demandé: démontre-nous que tu est sérieux et que tu veux t'entendre avec nous autres et on va y retourner à la table. Mais il ne se passe rien, de dire le président du syndicat.

Le conflit est présentement en arbitrage, les salaires et le nombre de policiers sont au coeur du litige.