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Les cols bleus appelés à la rescousse

TVA Nouvelles

Pour éviter le gonflement des coûts des travaux de construction à Montréal, TVA Nouvelles a appris que le maire Applebaum songe à confier certains contrats aux cols bleus de la Ville de Montréal.

Certaines des soumissions de Nicolo Milioto et d'autres entrepreneurs ont été rejetées du revers de la main par des élus montréalais parce qu'il était trop gourmand. Parfois, le montant avait été gonflé de 30% et même 40% de plus élevée que la soumission initiale.

TVA Nouvelles a appris que le maire de Montréal, Michael Applebaum, a mandaté des membres de la haute direction pour qu'on analyse sérieusement la possibilité de confier certains types de travaux aux cols bleus, comme les trottoirs.

Une bonne nouvelle pour le syndicat des cols bleus.

«Le seul rempart possible, c'est de le faire à l'interne. C'est la seule façon pour s'assurer qu'il n'y aura pas de collusion et de corruption. C'est le rempart unique qu'il y a. C'est de le faire faire avec ses propres employés, qui, eux, sont imputables», croit Michel Parent, président du Syndicat des cols bleus de Montréal.

Dans l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, on n'attend pas et on va de l'avant. On confie les contrats de réfection des trottoirs aux cols bleus.

«Oui, d'ici juin. Nous sommes en train de préparer nos équipes. Chose certaine, on ne paiera pas 40% plus cher que ce que ça vaut. On va payer le prix réel des coûts. C'est ce qu'on est en train d'évaluer et on va aller de l'avant», affirme la mairesse de l'arrondissement, Anie Samson.

D'autres villes au Québec et d'autres arrondissements à Montréal sont en faveur du renforcement de l'expertise interne. Sur le Plateau-Mont-Royal, tout ce qui est pavage est fait par les cols bleus, et, pour la réfection des trottoirs, il y a une partie du travail qui est aussi faite par les cols bleus.