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Enbridge : la mairesse de Sainte-Thérèse exige une étude

TVA Nouvelles

 

La mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant, exige une étude d’impact environnementale en réaction à la volonté d’Enbridge d’inverser le flux pétrolier d’un pipeline qui traverse le territoire des bassins versants de sa municipalité.

«Je crois que l’eau est notre première ressource, notre or bleu comme on dit et il faut lui faire attention». Ce sont dans ces mots que la mairesse de Sainte-Thérèse a manifesté ses craintes concernant l’inversion du flux d’un pipeline entre Montréal et North Westover, en Ontario.

Selon Mme Surprenant, le pipeline traverse en entier la zone des Mille-Îles dans son axe ouest/est, et comme la rivière des Mille-Îles est un lieu stratégique pour l’alimentation en eau potable, l’élue considère qu’une fuite de pétrole pourrait survenir et endommager de manière importante les bassins versants de cette zone.

Et ce, d’autant plus que le pipeline perfore la rivière des Mille-Îles et celle des Outaouais. «La rivière des Mille-Îles est reconnue pour ses écosystèmes rares et fragiles», a rappelé Mme Surprenant.

La compagnie Enbridge aurait envoyé une demande d’évaluation environnementale à l’Office national de l’énergie. Cette demande a forcé la Ville à réagir.

Québec doit agir

Considérant que le gouvernement fédéral veut alléger les procédures environnementales en lien avec le projet de loi C-45, Sylvie Surprenant exige que le BAPE ou une autre instance indépendante mène une étude parce qu’actuellement, il n’y aurait pas d’étude disponible pour évaluer les risques d’une inversion du flux pétrolier dans ce secteur.

«Des informations objectives sont essentielles pour bien évaluer un projet qui pourrait avoir un tel impact», a ajouté Mme Surprenant.

La mairesse a demandé que cette requête soit acheminée à l’organisme qui gère les bassins versants de la Ville, à la MRC de Thérèse-de-Blainville ainsi qu’aux députés Alain Giguère, au fédéral et Hélène Daneault, au provincial.

Cette requête a été appuyée unanimement par le conseil municipal de Sainte-Thérèse. «On doit s’assurer que notre gouvernement fasse les démarches appropriées pour protéger notre ressource », a dit la mairesse.