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Jeff Fillion critique les publicités du gouvernement

TVA Nouvelles

L'animateur Jeff Fillon n'apprécie pas la nouvelle campagne luttant contre l'homophobie qui a été concoctée par le ministère de la Justice du Québec.

«Je suis obligé d'expliquer (aux enfants) qu'il y a des hommes qui se marient, des gars avec des "pinchs" qui se frenchent, les enfants n'ont pas à affronter ça», dit-il dans son émission Radio-Pirate diffusée sur internet, avant de pointer du doigt Jasmin Roy (de la Fondation Jasmin Roy) «qui représente tout ce qui nous "énarve"», dit-il, parce qu'il se «sert de son orientation sexuelle pour devenir victime de tous».

Deux publicités télévisées en français (http://bit.ly/VXugdL) et un message radio en anglais du gouvernement invitent depuis le début du mois de mars «les gens à s'interroger sur leur réelle ouverture à l'égard de la diversité sexuelle».

Jeff Fillion, ex-animateur de CHOI FM à Québec, ne croit pas qu'il est nécessaire pour le gouvernement de produire ces messages et que les gens vont avoir un «ras-le-bol» des homosexuels, ce qui va selon lui se retourner contre les membres de cette communauté au lieu de les aider.

«Laissez-nous tranquilles avec les gars qui se frenchent. On veut rien savoir, pis si vous voulez présenter ça à tv, faites ça passé 10h», dit-il.

C'est le site Hollywood PQ (hollywoodpq.com) qui a rapporté l'intervention de Fillion.

L'animateur n'aime pas que ces publicités, dans lesquelles on voit un couple d'hommes et un couple de femmes s'embrasser, soient proposées à heure de grande écoute.

Il dit notamment, après avoir été servi par un employé qu'il présume gai dans une succursale d'une grande chaîne : «Y'é pas pareil à moi. Mais c'est quand même exceptionnel. Sur le nombre de personnes que je rencontre dans une journée, c'est exceptionnel de rencontrer un homosexuel, ç'a l'est tellement que je le remarque. C'est exceptionnel le nombre d'homosexuels, c'est pas 30, 40% du monde, c'est 2, 3% du monde.»

Après il poursuit en indiquant qu'il est «contre l'homophobie, contre le fait qu'on mette ces gens-là de côté, contre le fait qu'on dise que c'est une maladie» et contre les gens qui posent des gestes violents envers les homosexuels.

«Mais si vous me demandez si je suis à l'aise devant un "spot à tv" à 7h30 le soir alors que mes enfants de 8 et 10 ans écoutent la tv et que deux gars se frenchent, c'est non. À un moment donné, il faut qu'il y ait une "crisse" de limite».

«Quelqu'un qui, par choix ou parce qu'il est né de même, est homosexuel, c'est pas de mes "criss" d'affaires, dit-il. Mais par contre s'ils se frenchent devant moi, ah ça ça m'écoeure, c'est pour ça que je vous dis que je suis limite. Ça, j'aime pas ça.»

L'intervention de Jeff Fillion est disponible en ligne (http://bit.ly/11D9SmD)

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