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Soulèvement chez des députés conservateurs d'arrière-ban

Daniel Proussalidis

Des députés conservateurs d'arrière-ban ont déclenché une minirévolte en dénonçant la main mise qu'a le bureau du premier ministre Stephen Harper sur leur liberté d'expression en Chambre.

Le député de la circonscription de Langley, en Colombie-Britannique, Mark Warawa, s'est plaint au président de la Chambre des communes en indiquant que ses privilèges ont été brimés jeudi dernier lorsque son nom a soudainement été biffé de la liste des députés devant prendre la parole lors de la période accordée aux déclarations de députés.

«La raison qu'on m'a donnée était que le sujet de ma déclaration n'avait pas été approuvé», a expliqué mardi M. Warawa.

Le député britanno-colombien cherchait à dénoncer la décision d'un sous-comité qui a rejeté sa motion condamnant la discrimination contre les filles dans l'avortement sélectif.

Plusieurs conservateurs croient que M. Harper voulait tuer la motion de son député parce qu'elle abordait la question de l'avortement, un dossier que cherche à éviter Stephen Harper.

Les députés d'arrière-ban Rod Bruinooge (Winnipeg-Sud) et Leon Benoit (Vegreville-Wainwright), en Alberta, ont publiquement appuyé leur confrère de Langley.

«On m'a retiré de la liste des déclarations, et on m'a dit que si j'avais quelque chose à dire sur un sujet précis, qu'on ne m'accorderait tout simplement pas de temps, a indiqué M. Benoit. Je crois que ça contrevient à mon droit à représenter mes électeurs et à ma liberté d'expression en tant que député.»

Le whip en chef du gouvernement, Gordon O'Connor, a indiqué que cette situation ne relève pas des affaires du président de la Chambre.