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«Un crime très injuste», dit son père

TVA Nouvelles

Un véritable humaniste souhaitant partager sa connaissance de l'art avec les bambins et stimuler leur créativité, voilà comment Joël Galliou décrit son fils Neil tombé sous les balles de Robert Charron à la garderie Racines de vie Montessori de Gatineau, vendredi.

«C'était une belle personne. Il était au Canada pour se perfectionner. Il se plaisait énormément dans la garderie où il était. Les enfants lui rendaient bien et il trouvait son compte», a raconté le père ébranlé par la mort tragique de son fils que Claude Poirier a joint en France, mardi.

Alors que le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) écartait du revers de la main la théorie du triangle amoureux, hier en point de presse, une amie à qui Neil Galliou s'est confié, le 1er avril dernier, a raconté à TVA Nouvelles que la directrice de la garderie, Nathalie Gagnon, était amoureuse de lui, qu'elle le poursuivait de ses avances, mais que cela n'était pas réciproque.

«Il m'avait simplement dit qu'il avait de bons contacts professionnels avec la directrice. C'est elle qui lui apprenait la méthode Montessori. Un fils ne raconte pas surtout à son âge [38 ans] ses amourettes, mais j'ai appris par ses amis qu'elle avait flashé sur lui et qu'il lui avait dit non, ça ne m'intéresse pas. Pour l'ex-conjoint ça n'a peut-être pas suffi. Il a dû se dire qu'il y avait quelque chose», croit M. Galliou.

Neil Galliou, éducateur à la garderie Racines de vie Montessori de Gatineau, tombé sous les balles du tireur, vendredi dernier. (Photo gracieuseté)

D'origine bretonne, Neil Galliou, qui habitait Paris avant sa venue au pays, a eu de la difficulté à composer avec la rigueur du climat canadien et souhaitait rentrer en France pour y mettre en branle ses projets, d'après son père.

«Il comptait peut-être faire carrière au Canada, car c'est le berceau de la méthode Montessori, mais il n'avait pas pensé à l'hiver, sans voiture en vélo pour aller à la garderie. Il n'avait pas trop le moral. Il avait de la difficulté à se faire des amis; son meilleur ami est à Montréal. Mon fils est un homme de la ville et là, il vivait à Gatineau. Il devait rentrer à Paris. On comptait le voir cet été.»

La famille de la victime, qui a eu de la difficulté à se faire confirmer la mort de Neil par la police, est anéantie. «J'ai une fille qui a du mal à encaisser, elle n'y croit pas. C'est très très injuste comme crime, même si tous les crimes sont injustes, mais là... », souffle Joël Galliou en réprimant des sanglots.

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