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Le Comité d'action de Parc-Extension

Emmanuel Delacour

Le quartier Parc-Extension a longtemps hébergé la population la plus pauvre du Canada. Aujourd'hui, les choses semblent être sur la bonne voie pour ces citoyens, mais l'embourgeoisement plane au-dessus de leur tête.

Il s'agit d'un des enjeux sur lesquels devra se pencher l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) mercredi et jeudi. Le Comité d'action de Parc-Extension (CAPE) présentera un mémoire concernant le quartier défavorisé. L'organisme craint que le Plan de développement urbain, économique et social (PDUES), qui est sur la table de travail de la Ville de Montréal, ne favorise pas assez le logement social. La réflexion concernant ce secteur de la métropole se fait depuis que l'Université de Montréal (UdeM) a annoncé qu'elle étendrait son campus jusque sur les terrains de l'ancienne gare de triage d'Outremont.

«Déjà, ça bouge beaucoup dans le quartier. Plusieurs projets de condos sont en développement, et les populations jeunes qui ne vivent habituellement pas dans le coin sont de plus en plus aperçues ici», souligne André Trépanier, intervenant pour CAPE.

Ce dernier rappelle que, depuis 2005, il n'y a pas eu de nouveau projet de logement social dans le secteur.

Les terrains vacants dans Parc-Extension se font très rares, ce qui limite les possibilités de développement de nouveaux logements, qu'il s'agisse de condominiums ou de logements pour les foyers à faible revenu.

Du positif

Heureusement, tout n'est pas sombre dans le PDUES selon M. Trépanier. «Un plan de verdissement a été mis sur la table, ce qui serait souhaitable, car Parc-Extension a un important problème d'îlots de chaleurs, affirme le porte-parole de CAPE. On parle aussi dans le plan d'une extension de la rue de Castelnau et de passages à niveau sur la voie ferrée du CP, ce qui permettrait de désenclaver en partie le quartier.»

La venue de l'UdeM pourrait aussi être une occasion pour plusieurs résidents de Parc-Extension de se trouver un emploi. «On a fait une demande à l'université pour que soit créé un plan de partenariat social permettant des emplois locaux, ce qui pourrait être très intéressant pour les résidents», soutient M. Trépanier.