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La rémunération rebondit chez Power Corp

TVA Nouvelles

Agence QMI

Après un bref recul en 2011, la rémunération a rebondi d'au moins 7% pour chacun des cochefs de la direction de Power Corporation (POW), qui a notamment profité des gains des marchés financiers.

L'entreprise a publié cette semaine sa circulaire de la direction, postée pour l'assemblée annuelle du 15 mai.

Paul Desmarais Jr a vu sa rémunération totale augmenter de 8,7% à 5,68 M$ l'an dernier, alors qu'André Desmarais a bénéficié d'une hausse de 7,3% à 5,77 M$.

Les coprésidents du géant des services financiers ont reçu respectivement un salaire de base en hausse de 2,4% à 537 500 $, tant de Power Corporation que de la filiale Corporation Financière Power. Leurs primes annuelles, versées par les deux sociétés, ont cependant diminué du tiers à 500 000 $.

Le gros de leur rémunération se trouve toutefois du côté des options d'achat. Les deux gestionnaires ont chacun reçu un peu plus de 2,9 M$ en options, un montant plus que doublé sur un an.

André Desmarais a pour sa part accumulé des droits de 22,7 M$ M$ pour la retraite, le plafond qu'il pouvait atteindre selon son contrat avec l'entreprise.

Le rendement est-il au rendez-vous ?

Power indique que 100 $ investis au 31 décembre 2007 ont engendré des gains de 0,8% pour l'indice S&P/TSX. Power a essuyé une perte de 4,7%. Sur 10 ans, le rendement de l'entreprise est positif à 6,9% mais le TSX a généré 9,2%.

Pendant l'exercice 2012, les profits nets de Power ont reculé de 22% à 832 M$ ou 1,81 $ par action. Les taux d'intérêt qui restent au plancher ont largement nui à ses activités d'assurance. Toutefois, les gains des marchés boursiers ont été payants pour sa gestion de placements.

 

La rémunération de la direction a été établie par Towers Watson. Le groupe de comparaison comprend des assureurs comme Manuvie, des institutions financières comme Banque Royale et Citigroup, ainsi que des entreprises comme Bell Canada et Bombardier.

Par ailleurs, le Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) a mis de l'avant quatre propositions en vue de l'assemblée annuelle. L'entreprise s'oppose à chacune d'entre elles.

La première concerne un vote consultatif sur la rémunération. Power réplique qu'il ne faut pas mélanger les rôles du conseil d'administration, qui évalue le rendement, et de l'actionnaire.

Le MEDAC réclame aussi que le C.A. se dote d'un comité de gestion des risques et que chaque membre siège à un comité. Il exige que Towers Watson soit payé majoritairement pour évaluer la rémunération, afin d'éviter que l'octroi d'autres contrats ne serve à influencer son jugement.

Notons enfin que David Jackson est nommé pour son élection au conseil d'administration. Ancien président du conseil du cabinet d'avocats Blake Cassels Graydon, il connaît l'environnement de Power. Il a siégé au conseil de la filiale de placements Groupe Investors de 1991 à 2001.