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Postes Canada : moins de comptoirs postaux ?

TVA Nouvelles

Agence QMI

 

Pour éviter de creuser davantage son déficit opérationnel qui s’élève à 54 millions $ en 2012, Postes Canada envisage de réduire le nombre de comptoirs postaux, après avoir accéléré la mécanisation du triage du courrier et grugé dans les conditions de travail de ses employés.

«Il faut que les gens gardent à l’esprit que nous vivons des changements sans précédent. Nous devons regarder toutes les options possibles», a déclaré Anick Lauzier, porte-parole de Postes Canada.

C’est ainsi qu’après avoir obtenu des syndicats, en décembre dernier, une révision à la baisse des conditions de leur régime de retraite et de leurs congés de maladie, Postes Canada regarde maintenant à réduire le nombre de ses bureaux postaux.

«À Montréal, par exemple, nous avons dans le secteur Place du Parc, 45 comptoirs postaux dans un rayon de 5 kilomètres. Nous analysons comment nous pourrions maintenir les services tout en rationalisant», a ajouté Mme Lauzier.

L’hypothèse a fait bondir le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP). «Au lieu de fermer les comptoirs, nous proposons de les transformer en services bancaires connexes, a dit Denis Lemelin. Il existe plusieurs modèles d’application dans le monde, Postes Canada pourrait ainsi combler la fermeture de grandes banques dans des régions.»

Le président du STTP a ajouté que Postes Canada pourrait également initier des nouveaux secteurs de livraison de colis et de courrier digital, voire établir des ententes reliées au commerce électronique.

«Faut aller plus loin, a dit Denis Lemelin. Maximiser les réseaux de distribution au lieu de penser à fermer des bureaux. Mais pour cela, Postes Canada doit se montrer plus agressif et défendre ses territoires.»

Moins de lettres, plus de colis

Les pertes financières de 2012 résultent du déclin confirmé de la lettre au profit du courriel : depuis six ans, les Canadiens ont posté un milliard de lettres en moins. «Et 30 % de cette chute de la lettre a été enregistrée pendant l’année 2012», a renchéri Madame Lauzier.  À cela, s’est ajoutée une diminution du marketing direct dont le volume a aussi chuté de 2,5 %, passant de 5,1 milliards en 2011 à 5 milliards en 2012.

Quant à la lettre transactionnelle, elle est tombée de 4,6 milliards $ en 2011 à 4,3 milliards $ en 2012. Seul le transport des colis a connu une hausse de 1 %. «C’est insuffisant pour combler les autres déficits», a dit la porte-parole de Postes Canada.