/finance/homepage

Premier Aviation : les travailleurs disent non à un syndicat

TVA Nouvelles

Agence QMI

 

Une majorité de travailleurs de Premier Aviation à Trois-Rivières s’est prononcée majoritairement en défaveur de la création d’un syndicat lors d’un scrutin tenu du 5 au 10 avril dernier.

Environ 160 travailleurs auraient exercé leur droit de vote, sur 235 employés aptes à voter.

«Nous sommes ravis que cette décision ait été prise de façon démocratique et à l'amiable, a déclaré M. Ronnie Di Bartolo, président-directeur général de Premier Aviation, par voie de communiqué. Nous continuons de travailler dans le respect mutuel et nous entendons continuer d'offrir le service économique de qualité auquel s'attendent nos clients.»

Le vote s’est déroulé sous la supervision du Conseil canadien des relations industrielles. Cette instance n’a toujours pas rendu sa décision quant à l’interprétation des résultats.

L’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aéronautique, à laquelle se seraient ralliés les travailleurs de Premier Aviation, dénonce l’embauche massive d’employés temporaires peu avant le scrutin.

«Sous le code fédéral, n’importe qui ayant un lien d’emploi quelconque peut participer au vote, y compris les employés contractuels», a expliqué David Chartrand, directeur pour le Québec de l’AIMTTA.

«Or, il y a beaucoup de ce type d’employés chez Premier Aviation, a-t-il poursuivi. Juste avant la tenue du vote, l’employeur a rappelé un paquet de gens et ils avaient le droit de voter.»

M. Chartrand ne considère pas les résultats du dernier scrutin comme une défaite. «Pour moi, c’est partie remise», a-t-il dit.

«On n’a pas l’habitude d’abandonner les gens qui veulent se syndiquer. Il y a tout de même 35 % des gens qui ont la volonté de former un syndicat au sein de cette entreprise. On ne les laissera pas tomber. On va rester à un téléphone près (de reprendre le processus).»

«Si des représailles sont prises contre ces travailleurs, on va les représenter», a averti M. Chartrand.