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Siège social de l'OACI: le Canada en position de faiblesse

TVA Nouvelles

Agence QMI

 

Le Qatar essaie de redorer son image en voulant ravir le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale de Montréal (OACI), mais le Canada est en position de faiblesse, parce qu’il n’est pas un bon partenaire à l’ONU, a estimé la critique néo-démocrate Hélène Laverdière.

Selon elle, le Qatar veut profiter «de l’image ternie du Canada» sur la scène internationale pour rehausser son image en s’emparant de l’OACI, un fleuron de la ville de Montréal.

Puisque le Canada a moins de moins d’amis au sein des Nations Unies, a commenté Mme Laverdière, il pourrait en payer le prix.

«Ce qui inquiète beaucoup de gens, c’est qu’on a peur de voir une répétition de ce qui s’est passé avec la perte du siège (canadien) au Conseil de sécurité de l’ONU, a analysé Mme Laverdière. Le Canada en ce moment se retire de grandes régions du monde, on diminue notre présence en Afrique, on diminue notre présence un peu partout. On abandonne la Convention sur la désertification.»

Bref, le Canada a «une relation difficile» avec l’ONU car il ne souhaite pas être un partenaire de bonne foi à long terme avec la communauté internationale.»

«C’est sûr que tout ça n’aidera pas la cause du Canada», a ajouté Mme Laverdière lors d’une entrevue téléphonique.

Même si le ministre des Affaires étrangères, John Baird, s’est entretenu avec le Qatar pour qu’il retire son offre, ce sont les pays membres de l’Organisation de l’aviation civile qui décideront du sort du siège social, a rappelé la députée néo-démocrate.

Le Qatar propose de construire un édifice neuf pour loger le siège social de l’organisme. Il fait valoir qu’il y a trop de contraintes au sujet des visas canadiens et qu’il fait trop froid à Montréal.

 

 

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