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Marceau défend l'équilibre budgétaire

TVA Nouvelles

Archives Agence QMI

 

Il sera beaucoup moins douloureux d’atteindre l’équilibre budgétaire cette année que de le reporter à plus tard, prévient le ministre des Finances, Nicolas Marceau.

 «Si nous reportions l’équilibre budgétaire, les efforts qui seraient nécessaires devraient être encore plus importants (…). Il y aurait déficit et un service de dette supplémentaire», a plaidé M. Marceau mercredi à l’Assemblée nationale.

Les dépenses de l’État continuent d’augmenter, a signalé le grand argentier de l’État. «Les dépenses de programme vont augmenter de 1,9 % pour 2013-2014 (…), elles augmentent moins rapidement. Nous contrôlons les dépenses», a signalé M. Marceau.

Le ministre des Finances répliquait ainsi à la députée de Québec solidaire Françoise David, qui demandait que l’impact des compressions budgétaires fasse l’objet d’un examen approfondi par la Commission des finances publiques.

«Il faut parler du cul-de-sac des politiques d’austérité. Austérité égale souvent baisse de l’activité économique, qui égale baisse de revenus pour l’État et qui égale incapacité à l’atteinte du déficit zéro», a souligné la députée de Gouin.

Poids de la dette

La dette du Québec est trop élevée, a continué le ministre des Finances. «Il faut ramener cet endettement à des niveaux plus acceptables (…) Avec l’atteinte de l’équilibre budgétaire, c’est tout d’abord le contrôle de cet endettement, c’est de nous donner une marge de manœuvre (…) Si nous voulons nous affranchir des marchés financiers il faut réduire le poids de la dette (…) Pour y parvenir il n’y a pas d’autre recette que d’équilibrer notre budget.»

Pour leur part, les libéraux ont de nouveau reproché au gouvernement Marois d’avoir effrayé les investisseurs. Le chef de l’opposition officielle Jean-Marc Fournier a signalé que les investissements privés soutenus par Investissement Québec avaient diminué de 60 % depuis l’arrivée du PQ au pouvoir.

«D’après Statistique Canada, les investissements privés seront de 25,5 milliards $ cette année, alors que la moyenne des 10 dernières années était de 21 milliards», a rétorqué la ministre responsable du Développement économique, Élaine Zakaïb.

Rassurés

Par ailleurs, les chefs des trois principales centrales syndicales sont sortis rassurés d’une rencontre avec la première ministre Pauline Marois qui leur a promis qu’il n’y aurait plus de coupes budgétaires.

«Elle a dit que les coupes qu’il y avait à faire ont été faites (…). Le déficit zéro, ce n’est pas une religion (…). Si les entrées de fonds au gouvernement ne sont pas là, on peut présumer que le déficit zéro pourrait être reporté. C’est ma compréhension», a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.