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Les économistes du Québec disent oui au pétrole albertain

TVA Nouvelles

 

Le gouvernement du Québec devrait envisager rapidement l'option de transporter du pétrole albertain vers la province, selon l’Association des économistes québécois.

D’après les résultats d’un sondage, 78 % des économistes interrogés sont favorables à l’idée d’acheminer le pétrole albertain vers le Québec, ce qui, selon eux, favoriserait l'indépendance énergétique.

Toutefois, même s’ils souhaitent que le gouvernement du Québec étudie davantage le sujet, les économistes font davantage confiance aux entreprises privées pour relancer la pétrochimie québécoise, alors que 68 % estiment que la participation des gouvernements n'est pas nécessaire pour relancer cette industrie, contre 21 % qui pensent qu'elle est nécessaire.

Selon eux, le pétrole continuera d’occuper une place importante du bilan énergétique de la province d’ici 2020.

Le sondage révèle également qu’une majorité d’économistes est d’avis que la demande pour les matières premières devrait être forte au cours des prochaines années.

Selon les économistes interrogés dans le cadre d’un sondage, la bonne performance des pays émergents devrait accentuer la demande pour les matières premières.

«Pour la très grande majorité des répondants, il apparaît très important que le gouvernement québécois joue un rôle actif pour stimuler et encadrer le développement des ressources, mais il devra le faire avec jugement et doigté», a noté Jean-Pierre Aubry, membre du Comité des politiques publiques de l'Association des économistes québécois.

Près de 60 % des économistes interrogés estiment que le secteur des ressources naturelles aura une contribution grandissante sur le PIB du Québec d'ici les dix prochaines années.

Le tiers d'entre eux (32 %) croient que la contribution de ce secteur à la croissance économique demeurera stable et que 8 % jugent qu'elle sera décroissante.

La plupart des répondants sont d'avis que le boom minier va se poursuivre (70 %) ou s'accélérer (2 %), alors que 28 % estiment qu'il est terminé.

Le sondage a été réalisé par Internet, du 24 avril au 2 mai, auprès de 194 membres de l'Association des économistes québécois. La marge d’erreur est de plus ou moins 6,0 %, et ce, 19 fois sur 20.